DE | FR

Vous voulez gagner 2000 dollars par jour? Allez défendre l'Ukraine

Des milliers de combattants étrangers se seraient déjà engagés en Ukraine, répondant à l'appel du Président Volodymyr Zelensky. En tant que Suisse, que risquez-vous en allant combattre? Eclairage.
09.03.2022, 15:3609.03.2022, 20:20
Suivez-moi

«Vous êtes un ancien soldat et vous êtes prêt à vous rendre discrètement en Ukraine pour sauver des familles ? Nous vous offrons 2000 dollars par jour, plus les primes.» Ce message repéré par la BBC sur un site d'offre d'emploi du secteur de la sécurité privée n'est pas un cas isolé. La branche est «en pleine effervescence» explique un expert. Les initiatives personnelles se multiplient et elles sont même encouragées par le président ukrainien Zelensky qui lançait un appel à la création d'une légion internationale de défense.

«Tous les étrangers désirant rejoindre la résistance aux occupants russes et de protéger la sécurité mondiale sont invités par les autorités ukrainiennes à rejoindre les forces de défense»
Volodymyr Zelensky, président de l'Ukraine

Selon BFM TV, une source d'un service de renseignement européen affirme qu'à ce jour 30 000 combattants auraient signé un contrat pour intégrer ces brigades internationales. L'objectif de l'Ukraine serait d'atteindre 100 000 combattants.

Ce que dit la loi suisse

Vous avez envie de suivre cet appel solennel et vous rendre en Ukraine pour sauver la veuve et l'orphelin? Sachez que si vous êtes de nationalité suisse, vous risquez jusqu'à trois ans de prison au plus ou une peine pécuniaire et c'est l'article 94 code pénal militaire qui le dit juste ici. 👇

Interrogé par 20 Minutes, Tobias Vestner, responsable du programme «sécurité et droit» au Centre de Politique de Sécurité à Genève explique qu'il est juste que la législation suisse punisse les ressortissants qui s'engagent en tant que mercenaire. Il ajoute: «le fait que certains Etats soutiennent activement que leurs citoyens soient engagés comme mercenaires dans une armée étrangère est très dangereux.»

Un peu d'histoire ne fait pas de mal

Petit rappel historique. Selon les archives fédérales, jusqu'au 19e siècle, de nombreux Suisses travaillaient pour des armées étrangères. Le nombre de mercenaires a radicalement chuté avec l'arrivée de l'Etat fédéral, en 1848, qui limite et finit par interdire totalement le service militaire au profit de puissances étrangères. Vous suivez toujours? Aujourd'hui, l'engagement auprès d'une armée étrangère est totalement interdit, une exception, toutefois:

«La seule troupe de mercenaires suisses qui subsiste, aujourd’hui, est la Garde suisse papale à Rome. Elle est chargée de la sécurité du Pape depuis les débuts du 16e siècle»
Archives fédérales suisses

La guerre en Ukraine en images

1 / 18
La guerre en Ukraine en images
source: sda / efrem lukatsky
partager sur Facebookpartager sur Twitterpartager par WhatsApp

La Suisse et ses sanctions font rire les américains

Et si vous avez envie d'alimenter vos craintes (ou pas!) sur le nucléaire...

Menace nucléaire en Suisse? Pas de panique (mais tous aux abris)

Link zum Artikel

La Russie a pris le contrôle de Tchernobyl: pourquoi c'est dangereux

Link zum Artikel

L'incendie dans la plus grande centrale nucléaire d'Europe est maîtrisé

Link zum Artikel

A quoi ressemblerait une attaque nucléaire sur la Suisse?

Link zum Artikel

Poutine brandit la menace nucléaire et son arsenal est vertigineux

Link zum Artikel

La plus grande centrale nucléaire d'Europe est entre les mains des forces russes

Link zum Artikel
Montrer tous les articles
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Les services secrets suisses s'attendent à davantage de cyberattaques
Dans le contexte de la guerre en Ukraine, il faut s'attendre à une augmentation des cyberattaques en Suisse. Et Genève pourrait être davantage dans le collimateur des espions. C'est ce qu'écrit le Service de renseignement de la Confédération (SRC) dans son dernier rapport.

«Nous sommes les témoins d’un changement d’époque qui ébranle et modifie», écrit la ministre de la défense Viola Amherd en préambule du rapport annuel du SRC. Le conflit impose à l'Europe et à la Suisse de repenser la politique de sécurité.

L’article