Cette marque horlogère suisse veut supprimer 200 postes pour survivre
La marque de montres locloise Zenith a ouvert une procédure de licenciement collectif visant ses employés, a-t-elle indiqué jeudi à l'agence AWP, confirmant une information du journal Le Temps. Une centaine de postes sont concernés dans le canton de Neuchâtel et une centaine d'autres à l'international.
La porte-parole a ajouté qu'aucune information supplémentaire ne serait donnée avant la fin de cette procédure.
Combien de postes en Suisse?
Une source interne à Zenith a néanmoins précisé à AWP que «sur les 196 collaborateurs de la manufacture du Locle, une centaine sont concernés, nonobstant la procédure de consultation». A l'international, 101 personnes faisant partie du réseau de distribution sont sur la sellette.
Comme rapporté par Le Temps, la source a confirmé que la marque entendait se repositionner sur du «très haut de gamme». «C'est une question de survie», a-t-elle précisé, «les volumes prévus ne correspondent plus à la demande. Mis-à-part un rebond post-Covid, la marque affiche des pertes d'année en année, même si certaines collections fonctionnent très bien».
Elle a invoqué un contexte international difficile, avec des problèmes dus au franc fort, aux droits de douane et à la géopolitique, ainsi que des problèmes d'ordres structurels, le pôle industriel et commercial étant surdimensionné et pesant sur les coûts.
Des rumeurs de vente, en raison d'importantes pertes financières de la société, avaient été démenties de manière véhémente par LVMH en janvier dernier. Proche de la direction, la source interrogée a continué de démentir un quelconque projet de vente. (jah/ats)
