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Faits divers

Paris: la police tire sur une femme menaçante dans le métro

Paris: la police tire sur une femme qui menaçait «de se faire exploser»

Selon des témoins, elle aurait crié «Allah Akbar». La femme visée par la police aurait menacé de se faire exploser. Son pronostic vital est engagé.
31.10.2023, 14:0931.10.2023, 18:56

La police a ouvert le feu et grièvement blessé une femme qui, selon des témoins, tenait des propos menaçants et a crié «Allah Akbar» dans un train du RER C à Paris, a appris l'AFP de source policière et auprès du parquet de Paris.

«Le pronostic vital de la femme est engagé»
Le parquet de Paris

Signalée par des passagers

La police a été requise en début de matinée mardi, après des appels de passagers mentionnant une femme «intégralement voilée» qui «proférait des menaces» dans un RER qui circulait alors dans le Val-de-Marne, a expliqué la source policière. Selon ces témoins, elle a «prononcé plusieurs fois Allah Akbar», a précisé la source policière.

La police a réussi à «l'isoler» à la station Bibliothèque François Mitterrand à Paris, qui a été rapidement évacuée, a ajouté cette source.

La femme, âgée de 38 ans, a «refusé d'obtempérer aux injonctions des policiers» et a menacé «de se faire exploser», ont détaillé le parquet de Paris et la source policière. Deux policiers ont alors tiré à huit reprises, a précisé le parquet qui avait initialement évoqué le tir unique d'un policier. La femme a été grièvement blessée à l'abdomen et hospitalisée. Son «pronostic vital est engagé», a précisé le parquet.

Investigations en cours

Les vérifications ont permis d'établir qu'elle n'avait ni explosif ni arme sur elle, a précisé la source policière. Cette femme avait déjà été «condamnée» pour «avoir proféré des menaces à l'encontre de militaires de l'opération Sentinelle», en vigueur dans le pays depuis les attentats de 2015, a déclaré le porte-parole du gouvernement Olivier Véran, évoquant, sans autre détail, de possibles troubles de «santé psychique».

Elle faisait aussi l'objet d'une fiche pour radicalisation, ont précisé à l'AFP deux sources policières, sans être en mesure d'indiquer si cette fiche était aujourd'hui clôturée ou toujours active. Deux enquêtes ont été ouvertes:

  • L'une, confiée à la police judiciaire parisienne pour «apologie, menaces de mort et acte d'intimidation sur un dépositaire de l'autorité publique».
  • L'autre a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, et vise le tir par le policier, comme c'est le cas lorsqu'un policier fait usage de son arme à feu.

Après l'assassinat d'un professeur à Arras le 13 octobre par un jeune fiché pour radicalisme islamiste, la France est passée en alerte «urgence attentat». Des alertes à la bombe ont depuis lors visé des dizaines de lieux en France, conduisant à de multiples évacuations d'aéroports, gares ou sites touristiques comme le château de Versailles. (jah/ats)

L'attentat à Bruxelles du 16 octobre 2023
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