International
Etats-Unis

Les forces américaines se retirent officiellement d'Irak

A US Air Force C-130 Hercules military transport aircraft prepares for takeoff from Camp Victory on the outskirts of Baghdad International Airport on September 29, 2026. After more than a decade, the  ...
Un avion de transport américain se prépare au départ à l'aéroport de Bagdad, le 29 septembre 2026.Image: AFP

Les forces américaines se retirent officiellement d'Irak

Ce mercredi marque la fin de la mission en Irak de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis. Celle-ci avait été déployée en 2014 pour lutter contre le groupe Etat islamique.
30.09.2026, 08:1330.09.2026, 08:13

Déployée depuis douze ans en Irak, la coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis y achève sa mission mercredi, après avoir débarrassé le pays des jihadistes mais en le laissant en proie à des tensions internes.

Les forces de la coalition avaient été déployées en Irak et en Syrie en 2014 pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI), qui s'était emparé de vastes pans de territoire dans les deux pays et y avait commis des atrocités. Après la victoire sur l'EI en 2017 en Irak - et en 2019 en Syrie -, les forces internationales sont restées sur place pour combattre les derniers éléments du groupe, mais Bagdad et Washington ont décidé en 2024 de mettre fin à cette mission.

La coalition, qui a quitté la Syrie plus tôt cette année, a entamé son retrait d'Irak en 2025, limitant sa présence à l'aéroport d'Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan, dans le nord de l'Irak. Le départ des dernières troupes est prévu mercredi.

Le premier ministre irakien, Ali al-Zaïdi, a appelé à célébrer le 1er octobre, lendemain du départ de la coalition, comme la «Journée de la souveraineté». Il s'agit d'un «événement national qui marque l'aboutissement du parcours de l'Irak vers la souveraineté et consolide la présence de l'Etat et de ses institutions», ont déclaré lundi les chefs des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire du pays.

Iraq's Prime Minister Ali al-Zaidi speaks during the 81st session of the United Nations General Assembly at United Nations headquarters, Friday, Sept. 25, 2026. (AP Photo/Seth Wenig)
Ali al-Zaidi
Ali al-ZaïdiKeystone

Ils ont également souligné à ce sujet la nécessité de s'occuper de la question des «armes échappant à l'autorité de l'Etat».

Des groupes refusent de rendre les armes

Arrivé au pouvoir au printemps, Ali al-Zaïdi s'est engagé, sous la pression de Washington, à obtenir le désarmement des factions pro-iraniennes qui s'en prennent depuis des années aux forces américaines dans le pays. Son gouvernement avait initialement fixé au 30 septembre, jour de la fin de la mission de la coalition, la date limite pour le désarmement de ces groupes, estimant que le retrait de la coalition les priverait de tout prétexte pour conserver leurs armes. Mais cette date a été repoussée, les négociations pour« réglementer» les armes étant toujours en cours.

Si des factions ont annoncé l'intégration de leurs brigades armées dans les institutions de l'Etat, plusieurs groupes armés influents ont en effet refusé de rendre les armes. Ces groupes avaient posé comme condition à leur désarmement le départ des troupes internationales, mais aussi la fin de toute influence américaine, politique comme économique.

Le puissant groupe des Kataeb Hezbollah a déclaré lundi que le retrait des «forces d'occupation (...) était un premier pas vers l'obtention de la pleine souveraineté». Mais il a mis en garde le gouvernement de M. Zaïdi, soutenu par Washington:

«Un gouvernement qui n'oeuvre pas pour le bien de son peuple sera renversé par tous les moyens possibles»

Une énorme source de tension

Pendant des années, les forces de la coalition et les factions soutenues par Téhéran combattaient un même ennemi: l'EI. Mais après la défaite du groupe jihadiste, la présence des troupes de la coalition est devenue une énorme source de tension entre les autorités irakiennes et les groupes armés pro-iraniens. Ces derniers ont demandé leur retrait, avant de les prendre pour cible, provoquant des frappes de représailles américaines, qui ont tué plusieurs de leurs chefs au fil des années.

Pendant la guerre au Moyen-Orient, déclenchée en février par une offensive israélo-américaine en Iran, les factions ont intensifié leurs attaques, ciblant principalement les troupes de la coalition basées au Kurdistan. A Erbil, des Kurdes ont fait part de leur inquiétude, se demandant qui les protégera contre les drones qui ont pris pour cible à plusieurs reprises leur région autonome. (jzs/afp)

Un bruit assourdissant interrompt la rencontre entre Xi et Trump
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Kim Jong Un est très obèse (mais ça va)
Un bilan de santé du leader nord-coréen a fuité. Malgré une obésité marquée, il semble ne pas souffrir de problèmes de santé.
Kim Jong Un est «extrêmement obèse» mais, ne montre aucun problème médical, a déclaré mercredi un député sud-coréen. L'élu a dit citer les services de renseignement sur la santé du leader nord-coréen.
L’article