International
Justice

Une femme condamnée à 30 ans de prison pour avoir tué un bébé

Une femme condamnée à 30 ans de prison pour avoir tué un bébé
L'entrée du tribunal.Image: AFP

Une femme condamnée à 30 ans de prison pour avoir tué un bébé

En 2022, une employée d'une crèche avait tué un bébé de 11 mois en lui faisant boire du produit toxique. Elle a été condamnée ce vendredi à 30 ans de prison par la cour d'assises de l'Ain.
30.01.2026, 20:2230.01.2026, 20:22

Une ancienne employée de crèche a été condamnée vendredi en appel à 30 ans de réclusion criminelle pour avoir tué un bébé en 2022 à Lyon en lui administrant une dose massive de produit ménager à base d'acide.

Après trois jours d'un procès éprouvant, la cour d'assises de l'Ain a estimé que Myriam Jaouen avait «donné volontairement la mort» à la petite Lisa, onze mois, en juin 2022.

La jeune femme «a consciemment tué avec un produit toxique létal, l'administrant directement dans la bouche» de la fillette, qui est décédée après quatre heures de souffrances «extrêmes», avait déclaré dans son réquisitoire l'avocat général, Baptiste Godreau.

Crime «innommable»

Pour ce crime «innommable», le magistrat avait demandé aux jurés de la cour d'assises de retenir l'intention de donner la mort et donc de «la déclarer coupable du crime de meurtre».

Le 22 juin 2022, la fillette, à qui l'employée de crèche avait fait boire une partie d'une bouteille de déboucheur pour canalisation afin «qu'elle arrête de pleurer» selon ses aveux aux enquêteurs, avait succombé au terme de grandes souffrances et malgré les efforts acharnés des pompiers et médecins, les voies respiratoires et l'appareil digestif brûlés au dernier degré.

Cinq ans de plus

En première instance, la jeune femme, qui avait 27 ans au moment des faits, qualifiée d'«immature» et d'«intellectuellement déficiente» par des experts, avait été condamnée à 25 ans de prison pour torture et acte de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

La prévenue était seule ce jour-là pour accueillir les premiers pensionnaires de la micro-crèche. Elle avait finalement reconnu avoir fait boire au bébé une partie d'une bouteille d'une composante corrosive «pour qu'elle s'arrête de pleurer».

Mais elle n'avait avoué qu'après une série de mensonges. Elle a toujours plaidé ne pas avoir eu conscience de la dangerosité de la soude caustique. A Lyon, les jurés avaient retenu cette explication en abandonnant la qualification de meurtre, infligeant 25 ans de prison à cette femme. (ats)

Ceci pourrait également vous intéresser:
«Tuez-la!»: la révolte des lycéens français vire au chaos
La situation dégénère, dans les lycées à travers toute la France. L'absence d'Emmanuel Macron et le comportement des ténors de LFI contribuent à attiser la situation. Explications.
«Non, pas le piano!», lance une employée du lycée de Moissy-Cramayel, au sud-est de Paris, aux jeunes encagoulés qui, au cours de leur expédition de vandalisme, renversent un piano dans le hall d’entrée et sautent dessus. «Pas le piano!», répète la femme d'une voix désespérée, constate-t-on dans une vidéo.
L’article