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Ouïghours

Ouïghours: les droits de l'Homme remis en cause à l'ONU

Ouïghours: 50 pays dénoncent les violations des droits de l'Homme

L'ONU a récemment publié un rapport dénonçant des crimes contre l'humanité commis contre les minorités du Xinjiang.
L'ONU a récemment publié un rapport dénonçant des crimes contre l'humanité commis contre les minorités du Xinjiang. Image: sda
Les pays ont appelé la Chine à libérer tous les individus arbitrairement privés de leur liberté dans cette région.
01.11.2022, 05:1301.11.2022, 06:20

Cinquante Etats ont dénoncé lundi lors d'une commission de l'Assemblée générale de l'ONU les violations «graves et systématiques» des droits de l'Homme au Xinjiang.

«Nous sommes profondément inquiets de la situation des droits de l'Homme en République populaire de Chine, en particulier les violations des droits des Ouïghours et d'autres minorités principalement musulmanes au Xinjiang»
Un extrait du texte lu à l'ONU

Le Haut commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU a publié fin août un rapport qui évoque la possibilité de crimes contre l'humanité commis contre les minorités du Xinjiang et en tout premier lieu les Ouïghours, évoquant des «preuves crédibles» de tortures et des violences sexuelles. Pékin rejette ces accusations, affirmant combattre le terrorisme et assurer le développement de la région.

«De telles violations graves et systématiques des droits humains ne peuvent pas être justifiées sur la base du contre-terrorisme», ont estimé lundi les 50 Etats, dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, la France, l'Australie, Israël, la Turquie, le Guatemala ou encore la Somalie.

«Nous appelons Pékin à mettre en oeuvre les recommandations du Haut commissariat, ce qui inclut de prendre des mesures rapides pour libérer tous les individus arbitrairement privés de leur liberté au Xinjiang et clarifier urgemment le sort de personnes disparues.»

Nouvelle charge

Au regard de la «gravité» du rapport, «nous sommes inquiets du fait que la Chine a jusqu'à présent refusé de discuter de ses conclusions», ont-ils ajouté.

La Chine avait réussi à éviter en octobre une discussion sur ce rapport au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève, la majorité des 47 Etats membres s'opposant à un débat réclamé par les Etats-Unis et une dizaine d'autres pays.

L'ONG Human Rights Watch a appelé lundi les Etats membres de ce Conseil à «tenter à nouveau» de tenir ce débat «le plus tôt possible».

«Clairement, l'élan diplomatique pour tenir Pékin responsable de ses violations des droits de l'Homme grandit», a estimé Louis Charbonneau sur le site de l'organisation, se félicitant de la déclaration des 50 pays, «groupe le plus important d'Etats à publiquement dénoncer les violations des droits de l'Homme au Xinjiang». (ats/jch)

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