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Ukraine: Zelensky est prêt pour de nouvelles négociations

Zelensky est prêt pour de nouvelles négociations entre Kiev et Moscou

epa09846713 A handout photo made available by the Ukrainian Presidential Press Service shows Ukrainian President Volodymyr Zelensky in Kyiv (Kiev), Ukraine, 24 March 2022, addressing the participants  ...
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est prêt pour de nouvelles négociations entre Kiev et MoscouImage: sda
Des nouveaux pourparlers vont se tenir en Turquie, après l'annonce de l'armée russe en fin de semaine dernière qu'elle changeait d'objectif principal en Ukraine.
28.03.2022, 06:1212.05.2023, 16:54

Des négociations entre Kiev et Moscou doivent s'ouvrir lundi ou mardi à Istanbul, pour tenter d'arrêter l'invasion russe, qui a déjà contraint plus de 3,8 millions d'Ukrainiens à fuir leur pays. L'Ukraine a dit être prête à discuter «en profondeur» de sa neutralité.

Un des points importants des négociations porte sur «les garanties de sécurité et la neutralité, le statut dénucléarisé de notre Etat», a déclaré dimanche le président ukrainien Voldymyr Zelensky à des médias indépendants russes, selon la chaîne Telegram de l'administration présidentielle ukrainienne.

Le gendarme russe des télécommunications Roskomnadzor a intimé, dans un communiqué aux médias russes, de ne pas publier cet entretien et indiqué qu'une enquête était ouverte contre ceux qui avaient participé à l'interview.

Négociations «difficiles»

Devant des journalistes ukrainiens, Zelensky a rappelé ses priorités: la souveraineté de l'Ukraine et son intégrité territoriale, «qui ne font aucun doute».

Une séance de négociation avait déjà eu lieu le 10 mars en Turquie, à Antalya, au niveau des ministres des affaires étrangères, mais n'avait débouché sur aucune avancée concrète. Depuis lors, les discussions se sont poursuivies par visioconférence, jugées «difficiles» par les deux camps.

Vendredi, le commandement russe avait créé la surprise en annonçant «concentrer le gros des efforts sur l'objectif principal: la libération» du bassin minier du Donbass.

Ce changement de stratégie fait craindre aux autorités ukrainiennes une volonté russe d'obtenir à terme «deux pays», sur le modèle de la Corée du Nord et du Sud.

Situation «catastrophique» à Marioupol

Sur le terrain, les combats continuent, mais l'étau semblait se desserrer dans certaines villes assiégées, comme à Mykolaïv, où les habitants ont retrouvé un peu d'espoir, après des semaines terribles, pendant lesquelles l'armée russe a tenté en vain de prendre la ville du sud du pays.

A Marioupol, dans l'est de l'Ukraine, la situation humanitaire est décrite comme «catastrophique». Dans la ville assiégée et bombardée depuis des semaines, «la population se bat pour survivre», a affirmé dans la nuit de dimanche à lundi le ministère ukrainien des affaires étrangères sur son compte Twitter. «Les forces armées russes sont en train de transformer la ville en poussière», a-t-il ajouté.

«Toutes les entrées et sorties de la ville sont bloquées [...] Il est impossible de faire entrer à Marioupol des vivres et des médicaments», a affirmé dimanche soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky. «Les forces russes bombardent les convois d'aide humanitaire et tuent les chauffeurs.»

Quelque 2000 enfants ont été emmenés vers la Russie, a-t-il dénoncé. «Et cela veut dire enlevés, parce que nous ne savons pas exactement où ils sont. Certains sont avec leurs parents, d'autres non. C'est une catastrophe», a-t-il lancé.

A Tchernobyl, de nouveaux incendies se sont déclarés dans la zone de la centrale nucléaire, occupée par les forces russes, selon les autorités ukrainiennes. Elles ont demandé la «démilitarisation» du secteur sous l'égide de l'ONU. (ats/jch)

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