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Incendie

Pourquoi tous les grands brûlés du Constellation ont survécu

epa12641065 Families of the victims of the 2025 Kocani fire lead a candlelight vigil in solidarity with the victims of the Crans-Montana tragedy, in Kocani, North Macedonia, 10 January 2026. 40 people ...
Après le premier bilan, l'incendie de Crans-Montana n'a pas fait de nouvelles victimes. Keystone

Pourquoi tous les grands brûlés du Constellation ont survécu

Un mois après le terrible incendie de Crans-Montana, les autorités ne déplorent pas de nouveaux décès parmi les grands brûlés. Un médecin en explique les raisons.
30.01.2026, 18:4530.01.2026, 18:45
Un article de
t-online

Près d'un mois après la catastrophe de Crans-Montana, aucun nouveau décès n'est à déplorer. Frank Siemers, ex-président de la Société allemande de médecine des brûlures, confie à l'agence de presse allemande (dpa) sa surprise positive. Pour lui, la rapidité d'intervention des secours a fait toute la différence.

Initialement, certains médecins s'inquiétaient des chances de survie de certaines victimes, dont plusieurs grièvement brûlées. Frank Siemers précise:

«On peut estimer que nombre d'entre elles présentaient des brûlures sur 60 à 70% du corps. Ajoutez à cela l'inhalation de fumées, voire de substances toxiques – les risques de décès étaient très élevés.»

D'après lui, les victimes ont bénéficié d'une prise en charge exemplaire dès les premières heures: elles ont reçu sans délai des perfusions vitales qui ont permis de prévenir les défaillances cardiaques et circulatoires.

Les autorités suisses ont également fait appel sans tarder aux pays voisins. Résultat: l'ensemble des victimes a pu être transféré vers des centres de grands brûlés.

L'âge a aussi joué un rôle

La jeunesse des victimes a également joué en leur faveur, relève Frank Siemers. Leur système immunitaire reste performant. Mais le calvaire est loin d'être terminé: les grands brûlés devront subir l'ablation chirurgicale des tissus nécrosés, puis la fermeture des plaies béantes pour prévenir les infections.

«Nombreux sont ceux qui ont franchi le cap critique et semblent tirés d'affaire. Mais les semaines à venir restent délicates»
Frank Siemers

Certains patients pourraient d'ailleurs nécessiter une hospitalisation de plusieurs mois.

Silence radio du côté des hôpitaux, qui protègent la vie privée des victimes. L'Hôpital universitaire pédiatrique de Zurich fait figure d'exception: cinq de ses neuf patients venus de Crans-Montana sont encore en réanimation, a-t-il précisé.

Quant à la qualité de vie future des patients, elle sera très variable, précise Frank Siemers. Certains passeront des mois en clinique. D'autres nécessiteront des interventions chirurgicales pendant des années, notamment pour traiter les cicatrices.

«Tout dépend des zones corporelles atteintes, des éventuelles pertes fonctionnelles – aux mains, par exemple. Et aussi de leur capacité à surmonter psychologiquement l'épreuve.»

(t-online/dpa)

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