Mais où est donc passée la «banquière de Poutine»?
La présidente de la banque centrale russe, n’est plus apparue en public depuis le début du mois juin, selon le média indépendant russophone Meduza.
La banque centrale s'est contentée d'indiquer qu’Elvira Nabioullina était en arrêt maladie. Mais alors que Vladimir Poutine n'hésite pas à faire pression sur elle, son absence suscite désormais des interrogations quant à un possible conflit avec le Kremlin.
La responsable russe a notamment manqué le Forum économique de Saint-Pétersbourg le 4 juin, une conférence de l’association des marchés financiers NAUFOR le 9 juin, ainsi qu’une réunion avec Vladimir Poutine le 10 juin consacrée au taux directeur et à l’inflation, soit les principales missions de la banque centrale. Fait notable, aucun de ses adjoints n’a, non plus, participé à cette rencontre.
Après son absence à la réunion avec Vladimir Poutine, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré:
On ignore la nature de cette maladie.
La guerre a créé des tensions
Les relations entre le président russe et l'économiste de 62 ans ont longtemps été étroites. Mais la cheffe de la banque centrale s'est affichée de plus en plus critique à l’égard de la guerre en Ukraine, et surtout de son coût pour l'économie russe. A plusieurs occasions, Vladimir n'a pas hésité a la clouer au pilori pour les difficultés financières que rencontre le pays.
Reste à savoir si cette situation est liée à la disparition d'Elvira Nabioullina de la scène publique. Son mandat court officiellement jusqu’au 24 juin 2027. Elle ne pourra ensuite plus briguer un quatrième mandat.
Jusqu’ici, Elvira Nabioullina avait participé à pratiquement toutes les réunions économiques importantes. Elle faisait partie de la liste des intervenants et devait prendre la parole lors du Forum économique de Saint-Pétersbourg, mais, selon Meduza, son nom a été retiré à la dernière minute.
Traduit de l'allemand et adapté par Joel Espi

