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Au Brésil, Bolsonaro veut plus de contrôle sur les réseaux sociaux

Au Brésil, Bolsonaro veut limiter la modération des réseaux sociaux

drapeau militant Jair Bolsonaro Brésil président
Le président du Brésil, Jair Bolsonaro, sur un drapeau porté par une femme brésilienne.Image: Keystone
Une nouvelle disposition du président brésilien modifie les règles de la modération des contenus sur les réseaux sociaux. Pour les opposants, il s'agit d'une manière d'entraver le combat contre la désinformation.
07.09.2021, 06:0507.09.2021, 16:20

Le président brésilien Jair Bolsonaro a pris lundi un décret qui vise à combattre «la suppression arbitraire et injustifiée de comptes, profils et contenus par les fournisseurs», explique le secrétariat à la communication du gouvernement. Le texte, à effet immédiat, doit être entériné par le Parlement.

Un «juste motif» pour supprimer des contenus

Le président d'extrême droite s'est déjà fait retirer des contenus pour diffusion de fausses informations sur le Covid-19. Par ailleurs, Bolsonaro a fait les déclarations suivantes:

  • Il qualifie de «censure» la suspension de comptes ou la suppression de contenus que les plateformes ont appliquées à son encontre et à celle de certains de ses partisans;
  • La nouvelle disposition établit une série d'hypothèses pour lesquelles il y aurait un «juste motif» pour supprimer des contenus ou suspendre des utilisateurs (par exemple, la commission de délits, de violences);
  • Ce décret impose de nouveaux protocoles aux plateformes pour appliquer ces suspensions.

Facebook et des membres de l'opposition contre ce décret

«Cette mesure provisoire limite de manière significative la capacité de restreindre les abus sur nos plateformes. Le réseau social est en ligne avec l'expression de plusieurs spécialistes et juristes, qui affirment que la proposition viole les droits et les garanties constitutionnels»
Un porte-parole de Facebook

Alessandro Molon, député d'opposition et rapporteur du texte cadrant la pratique d'Internet au Brésil (MCI), en vigueur depuis 2014, a assuré qu'il préparait un recours en justice pour invalider le décret présidentiel.

«Son objectif n'est pas de protéger la liberté d'expression, le MCI le fait déjà. Ce qu'il veut, c'est empêcher que la désinformation et le discours de haine, que ses partisans et lui disséminent, continuent à être retirés des plateformes», a dit le parlementaire. (ats/jch)

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