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La Colombie reprend les vols d'expulsion de migrants

La Colombie reprend les vols d'expulsion de migrants depuis les Etats-Unis

Après huit mois de suspension, la Colombie a annoncé la reprise des vols d'expulsion de migrants depuis les États-Unis, à quelques jours d'une rencontre entre Gustavo Petro et Donald Trump.
31.01.2026, 14:4031.01.2026, 14:40
Colombian President Gustavo Petro arrives at the presidential palace in Panama City, Wednesday, Jan. 28, 2026. (AP Photo/Matias Delacroix)
Panama Colombia
Le président colombien Gustavo Petro.Keystone

La Colombie a annoncé jeudi soir la reprise des vols d'expulsion de migrants depuis les Etats-Unis à bord d'appareils colombiens, après huit mois de suspension et à quelques jours de la rencontre prévue entre les présidents Gustavo Petro et Donald Trump.

Le ministère colombien des Affaires étrangères a affirmé sur X que des avions militaires garantiraient aux sans-papiers expulsés par les Etats-Unis un «traitement digne».

«Nous effectuerons une vingtaine de vols, à raison d'un par semaine, pour ramener ces personnes»
Rosa Villavicencio

Il s'agit de citoyens colombiens «qui font déjà l'objet d'une décision d'expulsion» aux États-Unis, a-t-elle ajouté.

Les dirigeants des deux pays doivent se retrouver mardi prochain à la Maison Blanche, après un an d'échanges acerbes depuis le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier 2025.

Le président de gauche Gustavo Petro avait notamment empêché il y a un an l'arrivée de vols américains transportant des personnes expulsées, dénonçant des mauvais traitements et le fait qu'elles arrivaient menottées, ce qui avait déclenché une crise diplomatique entre ces deux pays traditionnellement alliés.

Bogota avait ensuite envoyé des avions pour aller chercher ses citoyens et autorisé l'atterrissage d'avions américains à condition que les droits des migrants soient respectés. En mai, le gouvernement colombien avait toutefois suspendu les autorisations, arguant que Washington ne respectait pas les accords conclus.

Trump comparé à Hitler

La crise liée aux expulsions, sur fond d'offensive de Donald Trump contre l'immigration illégale, a été le premier de nombreux différends entre Bogota et Washington, jusqu'alors habitués à coopérer en matière de sécurité.

Petro est allé jusqu'à comparer son homologue américain à Adolf Hitler et, lors d'une visite à New York, a demandé aux forces de l'ordre américaines de lui désobéir.

Le républicain a de son côté retiré au président colombien son visa, qu'il a traité de «baron de la drogue» et à qui il a imposé des sanctions financières, l'accusant de ne pas combattre le trafic de drogue.

Trump a aussi fait planer une menace d'intervention militaire sur le sol colombien.

Les dirigeants ont fini par avoir une conversation téléphonique le 8 janvier, employant un ton cordial et s'accordant sur une entrevue le 3 février.

Celle-ci devrait leur permettre d'aborder des stratégies pour lutter ensemble contre le narcotrafic en Colombie, premier producteur mondial de cocaïne. (dal/ats/afp)

Manifestation dans les rues colombiennes
Video: watson
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