International
Justice

Des multinationales accusées d'exploiter le travail forcé des Ouïghours

Des géants de l'habillement accusés d'exploiter les Ouïghours

epaselect epa09110126 Uyghur protesters who have not heard from their families living in East Turkestan hold Uyghur flags and placards reading on 'it is not a joke, it is a genocide' during  ...
Des Ouïghours, lors d'une manifestation contre la Chine, à Istanbul.Image: sda
Des ONG ont déposé plainte en France contre quatre multinationales, accusées de tirer profit du travail forcé imposé à la minorité musulmane des Ouïghours, en Chine.
09.04.2021, 16:3309.04.2021, 17:13

La région autonome du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, représente près d'un cinquième de la production mondiale de coton et fournit de nombreux géants de l'habillement.

Elle est aussi le théâtre de ce que plusieurs pays, dont les Etats-Unis, qualifient de «génocide» contre ses habitants, la minorité musulmane des Ouïghours.

Voici ce que la Chine fait aux Ouïghours dans le Xinjiang:

Vendredi, des ONG et une rescapée ouïghoure ont déposé plainte en France contre quatre multinationales de l'habillement, accusées de tirer profit du travail forcé imposé aux Ouïghours.

Crimes contre l'humanité

Les sociétés concernées sont les suivantes:

  • Inditex (propriétaire de la marque Zara)
  • Uniqlo
  • SMCP (Sandro, Maje...)
  • Skechers

Elles sont accusées de «recel de travail forcé et de crimes contre l'humanité». Les ONG estiment que ces entreprises continuent de sous-traiter une partie de leur production. Mais aussi de commercialiser des biens utilisant du coton, produit dans la région. Ainsi, elles se rendraient «complices des graves crimes qui y sont perpétrés».

La plainte a été déposée par l'association anticorruption Sherpa, le collectif Ethique sur l'étiquette, l'Institut ouïghour d'Europe (IODE) et une femme ouïghoure, ayant été internée dans la province du Xinjiang. Elle devrait être «la première d'une série». (ats/asi)

Les premiers procès révèlent une autre facette des émeutes en France
Les premières comparutions après les émeutes en France révèlent des profils contrastés, entre militants d'ultragauche, pillards opportunistes et jeunes sans revendications politiques.
La police française a peut-être été débordée ce week-end, mais elle a depuis réagi rapidement en ouvrant des enquêtes. Mardi à l'aube, elle a arrêté un homme de 34 ans dans la commune rurale de Val d’Issoire. Il est soupçonné d'avoir incendié l'hôtel de ville de Limoges, un bâtiment historique, lors des émeutes de samedi. Des vidéos prises avec des téléphones portables montreraient un homme cagoulé lançant un cocktail Molotov par une fenêtre ouverte.
L’article