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En Serbie, 1300 personnes ont dû être évacuées pour retirer une bombe

Serbie: 1300 personnes sont évacuées pour retirer une bombe

Dimanche, 1300 personnes ont dû être évacuées en Serbie pour permettre à des experts de retirer une bombe larguée en 1999 par l’OTAN.
21.04.2024, 16:4921.04.2024, 16:49
La bombe larguée par l’Otan en 1999 est restée intacte jusqu’à présent.
La bombe larguée par l’Otan en 1999 est restée intacte jusqu’à présent.Keystone

Plus d'un millier de personnes ont dû être évacuées dimanche pour permettre à des experts d'enlever une bombe larguée par l'OTAN en 1999 à Nis, au sud-est de la Serbie, a indiqué un responsable du ministère de l'Intérieur.

La bombe de 1000 kg, qui n'avait pas explosé, a été retirée d'un chantier avec l'assistance de la police, de pompiers et d'une équipe médicale, a indiqué à des journalistes Luka Causic, un responsable du ministère.

«Elle est en train d'être transportée en lieu sûr pour être détruite.»
Luka Causic, un responsable du ministère en Serbie.

Quelque 1300 habitants du quartier ont dû être évacués, a-t-il précisé. La bombe MK84 avait une charge explosive de 430 kg, selon lui.

Destinés à mettre fin à la répression du leader serbe Slobodan Milosevic contre les séparatistes albanais au Kosovo, les bombardements de l'OTAN sur la Serbie ont duré 78 jours au printemps 1999. Le 7 mai 1999, une quinzaine de personnes ont été tuées lorsque les avions de l'OTAN ont largué des bombes à fragmentation sur un marché en plein air à Nis. Le bombardement a ensuite été décrit comme une «erreur».

La troisième ville de Serbie a de nouveau été bombardée cinq jours plus tard, le 12 mai, par des bombes à fragmentation, entraînant la mort de onze civils.

Le conflit au Kosovo, marqué par des atrocités et une campagne d'épuration ethnique orchestrée depuis Belgrade, est le dernier chapitre sanglant du démantèlement de l'ex-Yougoslavie. Il a fait plus de 13 000 morts, principalement albanais, et des centaines de milliers de déplacés.

Selon un rapport d'Human Rights Watch paru en 2000, quelque 500 civils, serbes et kosovars albanais, ont été tués dans les frappes de l'OTAN. (lal/ats)

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