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Ces pays européens veulent un centre de retours pour l'asile

epa12413981 Denmark's Minister for Industry, Business and Financial Affairs Morten Bodskov speaks to the media prior to an European Competitiveness Council, in Brussels, Belgium, 29 September 202 ...
Morten Bødskov, ministre danois des migrations, a un plan.Keystone

Ces pays européens veulent un centre de retours pour l'asile

Cinq importants pays européens veulent conclure un accord avec un pays tiers pour y envoyer des migrants déboutés de l’asile. Le projet suscite déjà des inquiétudes en matière de droits humains.
04.09.2026, 18:5004.09.2026, 18:50

Le Danemark, la Grèce, l'Autriche, l'Allemagne et les Pays-bas ont annoncé vendredi à Copenhague leur intention d'envoyer dans un pays tiers des migrants déboutés de l'asile. Ils veulent négocier un accord avec un pays en dehors de l'UE autour du 1er janvier 2027.

«Vers le Nouvel An, nous espérons être parvenus à un accord de principe avec un pays partenaire situé en dehors de l'Union européenne pour l'installation d'un hub de retour»
Morten Bødskov, ministre danois des migrations

Le Danemark se dit prêt à renvoyer des migrants déboutés dès l'année prochaine. Aucune mention du pays pressenti n'a toutefois été faite pendant la conférence de presse organisée dans la capitale danoise. Pour l'instant, l'Ouganda et surtout le Rwanda sont considérés comme des destinations possibles.

A son arrivée à la réunion, le ministre grec des migrations et de l'asile Thanos Plevris a indiqué que «des discussions ont déjà eu lieu avec différents pays hors UE, qui en sont à un stade avancé».

«L'objectif du programme est qu'en 2027, le centre de retours soit mis en service dans un pays en dehors de l'Union européenne»
Thanos Plevris, ministre grec des migrations et de l'asile

Le Rwanda a confirmé en août avoir entamé des «discussions préliminaires» avec plusieurs Etats européens, sans préciser lesquels, afin de servir de pays de transit à des migrants qu'ils expulseraient.

Le Conseil de l'Europe critique

Le Parlement européen a approuvé en juin un règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d'asile, incluant la possibilité pour ses pays membres de conclure des accords afin d'installer des centres de rétention hors des frontières de l'Union. Ce règlement, destiné à accélérer les expulsions, suscite les inquiétudes de défenseurs des droits humains.

Le Conseil de l'Europe, institution basée à Strasbourg et vigie des droits humains sur le continent, a envoyé des lettres aux commissaires chargés de la politique migratoire de ces cinq pays de l'UE, leur soumettant des recommandations pour lever les potentielles atteintes aux droits humains liés à ces centres.

La législation n'a d'ailleurs pas fait l'unanimité au sein des 27. Le président français Emmanuel Macron l'a jugée inefficace et non conforme aux valeurs de l'Europe.

(ats/acu)

Un migrant de Ceuta témoigne
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