International
Nucléaire

Londres veut augmenter son arsenal nucléaire, une première en 30 ans

Britain's Prime Minister Boris Johnson is greeted with an elbow bump by First Minister Arlene Foster during a visit to the Lakeland Forum vaccination centre in Enniskillen, Northern Ireland, Frid ...

Londres veut augmenter son arsenal nucléaire, une première en 30 ans

En annonçant vouloir porter le nombre maximal d'ogives atomiques de 180 à 260, Boris Johnson met fin au désarmement progressif en cours depuis la fin de la guerre froide.
16.03.2021, 07:2616.03.2021, 15:28

Pour la première fois depuis la fin de la guerre froide, le Royaume-Uni va étoffer son arsenal atomique. Concrètement, le pays veut augmenter de 180 à 260 le nombre maximal d'ogives nucléaire qu'il peut stocker. Cela correspond à une hausse d'environ 45%.

Annoncé par le premier ministre Boris Johnson, ce choix met fin au désarmement progressif en œuvre depuis il y a 30 ans et intervient au moment où Londres cherche à se repositionner, depuis le Brexit, comme une puissance incontournable sur la scène internationale, selon le concept de «Global Britain».

«Parce que les circonstances et les menaces changent avec le temps, nous devons maintenir un niveau minimum et crédible de dissuasion», a justifié le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, interrogé par la BBC:

«C'est la garantie ultime, la police d'assurance ultime contre les pires menaces d'Etats hostiles»
Dominic Raab

«Décision irresponsable»

La possibilité d'une augmentation de l'arsenal nucléaire britannique a fait bondir l'ICAN (Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires).

Selon Beatrice Fihn, la directrice de cette ONG, «la décision du Royaume-Uni d'augmenter son stock d'armes de destruction massive en plein milieu d'une pandémie est irresponsable, dangereuse et viole le droit international».

Le groupe Campaign for Nuclear Disarmament (CND) y voit «un premier pas vers une nouvelle course à l'armement nucléaire» et une «énorme provocation sur la scène mondiale».

Accusé d'avoir utilisé l'IA, l'écrivain Thélyson Orélien s'exprime
L'auteur canado-haïtien, dont le roman C'était ça ou mourir est l'un des best-sellers de la rentrée, est accusé d'avoir eu recours à l'IA pour l'écriture. Il a pris la parole lors d'un festival et dénonce une «volonté» de le «faire taire».
L'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien, accusé d'avoir utilisé l'intelligence artificielle pour écrire son roman C'était ça ou mourir et d'avoir plagié des textes au Canada, a dénoncé jeudi une «volonté» de le «faire taire». Son roman avait remporté le prix Fnac lundi.
L’article