Le gouvernement français annonce des mesures pour calmer les lycéens
Après une semaine de blocages de lycées marquée par de vives tensions en France, le gouvernement veut que les cours reprennent dès lundi partout où la sécurité le permet. Il fixe un calendrier pour répondre à une partie des revendications, avant une nouvelle mobilisation.
Des centaines de lycées suspendent leurs cours
Façades incendiées, professeurs agressés... Sur les 3700 lycées du pays, «entre 400 et 500» ont dû suspendre leurs cours vendredi, parce que les conditions de sécurité matérielles n'étaient «pas remplies», ou que des membres du personnel «ont été directement visés», a indiqué dimanche le ministre de l'Education Edouard Geffray, qui a précisé:
Le premier ministre Sébastien Lecornu a demandé dimanche soir que les cours reprennent dès lundi partout où les conditions de sécurité le permettent, dans une feuille de route adressée à plusieurs de ses ministres, qui fixe un calendrier pour répondre à une partie des revendications.
Des mesures ont été annoncées
Le chef du gouvernement demande notamment le lancement dès cette semaine dans chaque académie d'un «traitement prioritaire du remplacement des absences longues et des postes non pourvus», avec un premier bilan attendu le 16 octobre.
Il convoque également une réunion mardi avec les présidents de région sur la rénovation des établissements scolaires et réclame à ses ministres de premières propositions d'améliorations de Parcoursup d'ici à la fin octobre.
En Ile-de-France, la présidente de la région, Valérie Pécresse, s'attend à ce que plus d'un tiers des lycées restent fermés lundi, soit plus de 160 établissements. Elle a prédit sur Franceinfotv:
Plus de 5000 interpellations en une semaine
Depuis les premiers blocages, «78 membre du personnel de l'Education nationale ont été blessés, 24 établissements ont été incendiés ou saccagés et, en incluant les dégradations de logements de fonction, la facture atteint probablement entre 20 et 30 millions d'euros», a détaillé le ministre de l'Education.
Les autorités ont dénombré plus de 5000 interpellations, dont environ 85% de mineurs, en marge du mouvement. Un adolescent de 16 ans a notamment été placé en garde à vue suite à l'agression d'un enseignant à La Ciotat, aspergé d'essence.
Un autre, âgé de 15 ans, soupçonné d'avoir actionné un spray enflammé sur le visage d'une passante à Marseille, a été mis en examen pour «acte de barbarie». Deux personnes ont aussi été placées en garde à vue à Belfort pour avoir participé au passage à tabac d'un policier. (btr/ats)
