Le chaos a gagné l'Italie: les gens se cachent dans des boutiques
Des heurts entre manifestants et policiers ont éclaté samedi dans plusieurs villes italiennes, lors de rassemblements contre la «vie chère» — dans l'élan de ceux qui déferlent actuellement sur la France.
À Milan, où les violences ont été particulièrement importantes, des clients et des employés se sont réfugiés dans des boutiques de luxe, d'après 20 minutes et Rai News, qui font par ailleurs état de blessés et de nombreuses interpellations.
Plus de 5000 personnes ont défilé dans le centre de Milan à l'appel de l'alliance «Italia in Piazza», réclamant notamment des prix plus bas et des salaires plus élevés. Le cortège a dégénéré lorsque des protestataires ont lancé des pierres et des pétards sur les forces de l'ordre. Un chantier a été incendié et des vitrines ainsi que des abribus ont été endommagés.
Ho grande rispetto per le migliaia di persone che oggi hanno manifestato pacificamente, anche partecipando alla mobilitazione indetta dalla CGIL che ha visto anche la partecipazione dei leader della sinistra. Qualunque siano le idee per le quali si manifesta, la partecipazione è alla base di qualunque sana democrazia. Dall’altro lato, però, non possiamo ignorare quanto accaduto in altre piazze italiane. A Milano, come mostrano queste immagini, lanci di pietre contro le Forze dell’Ordine, agenti feriti, danneggiamenti e violenze che hanno costretto a interrompere il corteo. A Torino sono state fermate persone con sanpietrini e martelletti frangivetro. A Bologna i disordini hanno portato alla chiusura precauzionale della stazione ferroviaria. Teppisti che sfruttano le manifestazioni per seminare il caos, aggredire chi garantisce la sicurezza e tenere in ostaggio intere città. Manifestare è un diritto. Mettere a ferro e fuoco le nostre città non lo è. Rinnovo la mia richiesta alle opposizioni: non siano ambigue su questo. Condannino senza ambiguità queste violenze e lancino un appello chiaro affinché ogni mobilitazione sia pacifica. Di fronte a scene del genere, il rifiuto deve essere unanime. Ogni reticenza diventa giustificazione. Il silenzio non è accettabile.
— Giorgia Meloni (@GiorgiaMeloni) October 17, 2026
Les violences se sont poursuivies dans la célèbre Galleria Vittorio Emanuele II, où une centaine de jeunes vêtus de noir ont semé le chaos. Une cinquantaine de personnes ont été arrêtées et une dizaine hospitalisées. Un policier et une photographe ont également été blessés.
Une librairie attaquée
À Bologne, des jeunes masqués ont lancé des pierres, des bouteilles en verre et des barrières sur la police devant la gare centrale. Les forces de l'ordre ont riposté avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes. Sept personnes ont été interpellées.
À Turin, des jeunes ont fait irruption dans une librairie de la gare de Porta Nuova, jetant des livres au sol. Douze personnes, dont dix mineurs, ont été arrêtées.
La première ministre Giorgia Meloni a condamné les violences et appelé l'opposition à faire de même. «Manifester est un droit. Dévaster nos villes ne l'est pas», a-t-elle déclaré. (dag)
