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"Partygate": Boris Johnson perd quatre influents collaborateurs

Boris Johnson est forcé de dire «bye bye» à quatre influents collaborateurs

Britain's Prime Minister Boris Johnson leaves 10 Downing Street for the House of Commons for his weekly Prime Minister's Questions in London, Wednesday, Feb. 2, 2022. (AP Photo/Alastair Gran ...
Image: sda
Le premier ministre britannique Boris Johnson a perdu jeudi quatre influents collaborateurs dans la foulée du scandale des fêtes à Downing Street sous confinement.
03.02.2022, 22:3004.02.2022, 07:15

C'est un coup dur pour BoJo, déjà dans la tourmente. Sa position est encore affaiblie par le départ de deux importants collaborateurs. Dans un communiqué publié dans la soirée, Downing Street a annoncé a accepté les démissions de plusieurs influents conseillers:

  • Martin Reynolds, le secrétaire en chef de Johnson qui avait envoyé un mail à une centaine de personnes pour les inviter à un pot en mai 2020.
  • Son chef de cabinet Dan Rosenfield.
  • Munira Mirza, responsable des politiques à Downing Street.
  • Jack Doyle, chef de la communication, qui aurait participé à une des fêtes incriminées.

Le premier ministre les a remerciés pour leur «importante contribution au gouvernement», notamment leur travail sur la pandémie et la reprise économique, a déclaré un porte-parole dans un communiqué. «Ils resteront en place jusqu'à ce que leurs successeurs soient désignés», est-il précisé.

Des accusations de complots fascistes

Ancienne membre du défunt Parti communiste révolutionnaire, Munira Mirza a travaillé avec Boris Johnson quand il était maire de Londres entre 2008 et 2016. Elle lui a reproché d'avoir lancé une accusation «trompeuse» contre le chef de l'opposition lorsqu'il se défendait au Parlement après la publication d'un rapport interne accablant sur ces rencontres à Downing Street, qui lui imputait des «erreurs de leadership».

Le Premier ministre a en effet accusé le chef du parti travailliste Keir Starmer d'avoir permis au pédophile Jimmy Savile, feu ex-star de la BBC, d'échapper à la justice quand il dirigeait le parquet britannique. Le recours à cette accusation, répandue dans les milieux complotistes et d'extrême droite, a provoqué un tollé.

Keir Starmer a lui-même accusé Boris Johnson de répéter «les théories du complot de fascistes pour marquer des points politiques pour pas cher».

«Il n'y avait aucune base raisonnable ou juste à cette assertion», a écrit Munira Mirza, responsable des politiques à Downing Street, dans sa lettre de démission publiée sur le site du magazine The Spectator. Il s'agissait d'une «référence partisane et déplacée à une affaire épouvantable d'abus sexuels sur des enfants», a-t-elle déclaré.

Malgré son appel en ce sens, «vous n'avez pas présenté d'excuses pour l'impression trompeuse que vous avez donnée», a-t-elle poursuivi. (mbr/ats)

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