International
Prison

La danse country dans les prisons françaises, c'est fini

La danse country dans les prisons françaises, c'est fini

Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé lundi avoir ordonné l'arrêt de toutes les «activités ludiques» en prison qui ne concernent pas l'éducation, la langue française ou le sport, après une polémique sur des soins du visage prodigués à des détenus dans une maison d'arrêt du sud du pays.
17.02.2025, 18:4717.02.2025, 18:47

Le syndicat FO Justice de cet établissement pénitentiaire s'était indigné la semaine dernière dans un communiqué de l'organisation d'une telle activité à l'occasion de la Saint-Valentin.

Selon le journal régional La Dépêche, qui avait révélé l'information, une vingtaine de détenus ont bénéficié d'un massage du visage offert par une école toulousaine, une semaine après de la «danse country».

«Il est hors de question d'avoir des activités ludiques qui choquent tous nos concitoyens et qui m'ont choqué profondément lorsque j'ai appris que cette activité gratuite qui avait été proposée localement avait été acceptée.»
Gérald Darmanin

Il était interrogé sur le sujet à l'issue d'une visite d'un centre pénitentiaire de l'ouest de la France, qui pourrait devenir l'un des quatre sites envisagés pour accueillir une prison de haute sécurité pour les narcotrafiquants dangereux.

«J'ai demandé au directeur de l'administration pénitentiaire (...) qu'une instruction soit donnée à tous les directeurs de centres pénitentiaires, de toutes les prisons, pour que nous ne nous limitions absolument qu'au soutien scolaire et à la langue française, à l'activité autour du travail et à l'activité sportive à l'intérieur de la prison», a dit le ministre aux journalistes.

Il faut «arrêter désormais totalement ces activités dont personne ne comprend pourquoi elles existent» et elles sont stoppées à partir de lundi, a-t-il assuré. (sda/ats/afp)

Ils skient sur l'Etna en éruption

Vidéo: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
«On ne va rien arrêter»: la fronde des lycéens continue en France
La colère des lycéens ne retombe pas en France. Au moins 256 000 personnes ont manifesté mardi pour réclamer davantage de moyens pour l’éducation, tandis que le mouvement se durcit et que plusieurs cas de violences policières alimentent la contestation.
Avec au moins 250 000 manifestants partout en France, les lycéens ont continué à réclamer des moyens pour l'éducation mardi. Ils entendent poursuivre leur mobilisation, malgré l'appel du gouvernement à retourner dans leurs établissements pour dialoguer.
L’article