International
Russie

Google condamné à 90 millions de francs d'amende en Russie

Google condamné à 90 millions de francs d'amende par un tribunal russe

La puissante entreprise américaine a été condamnée pour ne pas avoir supprimé de ses plateformes des contenus jugés illégaux en Russie.
24.12.2021, 14:0724.12.2021, 16:01

Dans un communiqué publié ce vendredi 24 décembre sur son compte Telegram, le service de presse des tribunaux de Moscou a précisé que Google avait été reconnu coupable de «récidive», car la société américaine n'avait pas supprimé de ses plateformes des contenus jugés illégaux. Google a ainsi été condamné à une amende record de 7,2 milliards de roubles (90 millions de francs au taux actuel).

La Russie sanctionne régulièrement les grandes entreprises numériques, accusées de ne pas effacer des contenus faisant l'apologie de drogues, du suicide et liés à l'opposition. En septembre, juste avant des élections législatives, Moscou a contraint Apple et Google, accusés d'«ingérence électorale», à retirer de leurs magasins virtuels en Russie l'application de l'opposant emprisonné, Alexeï Navalny. Les autorités ont menacé d'arrêter des employés de ces sociétés en Russie si elles ne coopéraient pas, selon des sources internes à ces groupes.

Sites bloqués

La Russie a également bloqué plusieurs sites liés à Alexeï Navalny, dont les organisations ont été reconnues comme «extrémistes» par la justice russe.

En septembre, le gendarme des télécoms russes Roskomnadzor a également annoncé avoir bloqué six logiciels très utilisés de réseaux privés virtuels (VPN) permettant d'avoir accès au nombre grandissant de sites internet interdits en Russie.

Les autorités développent aussi un système controversé d'«internet souverain» qui donnera à terme la possibilité d'isoler le web russe en le séparant des grands serveurs mondiaux.

La Russie nie l'ultra-contrôle

Le Kremlin nie vouloir bâtir un réseau national sous contrôle, comme c'est le cas en Chine, mais c'est ce que craignent ONG et opposants. Alors que le pouvoir russe renforce de façon grandissante sa mainmise sur les champions du numérique russe.

Passé sous le contrôle d'une filiale du géant gazier Gazprom, le groupe de tech russe VK, maison-mère du premier réseau social de Russie «VKontakte», a annoncé ainsi mi-décembre la nomination comme PDG de Vladimir Kirienko, fils d'un proche collaborateur du président Vladimir Poutine. (ats/mndl)

Nous espérons que vous avez lu cette news avec un pull de Noël moins laid que ceux-ci
1 / 22
Les plus moches pulls de Noël
source: imgur
partager sur Facebookpartager sur X
Sinon, c'est bientôt Noël et watson a interviewé le Père Noël
Video: watson
Orban à la tête de l'ONU? Une idée de Trump qui plairait à Poutine
L’ancien Premier ministre hongrois serait le «candidat de rêve» de l’administration américaine pour le poste de secrétaire général de l'ONU, selon le Wall Street Journal. Des discussions avec la Chine et la Russie auraient déjà eu lieu.
Après avoir lancé le nom de Gianni Infantino, président de la FIFA, Donald Trump avancerait désormais celui d'un nouveau candidat pour le poste le plus élevé des Nations unies: Viktor Orban, qui a dirigé la Hongrie d'une main de fer pendant de longues années. Et, oui, le président américain semble sérieux.
L’article