International
Russie

Poutine avoue ses crimes de guerre dans une vidéo ukrainienne

L'Ukraine diffuse une vidéo dans laquelle Poutine avoue ses crimes de guerre

Le gouvernement ukrainien a partagé une vidéo de propagande dans laquelle un faux Poutine raconte les crimes de guerre russes et comment il compte restaurer la puissance de son pays.
26.04.2022, 16:4027.04.2022, 07:07
Vidéo: watson

Le gouvernement ukrainien a publié sur Twitter une vidéo dans laquelle on peut voir le président russe Vladimir Poutine. Ce dernier y parle anglais et prononce des phrases telles que: «La vérité est que je bombarde des maisons civiles et des femmes et enfants innocents» ou «La vérité est que je suis un terroriste.»

Les créateurs révèlent dès le début de la vidéo qu'il s'agit d'une fausse vidéo, ce qui est évident même sans cet indice.

Il s'agit d'une vidéo dite deepfake, dans laquelle la tête de Poutine a été placée dans l'image à l'aide d'une intelligence artificielle (IA). Les images ont été réalisées avec le logiciel de la start-up d'IA Reface, comme l'écrit le compte du gouvernement ukrainien sur Twitter.

Les deepfakes sont des vidéos manipulées à l'aide de logiciels. Les visages y sont échangés et des mots sont mis dans la bouche de personnes qui ne les ont jamais dits. On y voit également des actions qui n'ont jamais été effectuées.

Ce n'est pas la première fois que ce genre d'images ont été utilisées dans la guerre. Mi-mars, une fausse vidéo de Zelensky a été diffusée. Dans cette dernière, le faux président ukrainien annonçait la prétendue défaite de son pays. Il s'agissait de saper la confiance dans le gouvernement, les médias et l'armée du pays.

Le voici 👇

Vidéo: watson

En 2018 déjà, Jordan Peele a montré à quel point de tels enregistrements pouvaient être dangereux. En collaboration avec la plateforme BuzzFeed, l'acteur américain avait alors prêté sa voix à l'ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, dans une vidéo deepfake.

Et un dernier deepfake pour la route

Vidéo: watson

(t-online, sha, oli)

Ceci pourrait également vous intéresser:
L'Allemagne rattrapée par une crise qui a bouleversé la France et l'Italie
Ce qui s’est produit depuis longtemps en Italie et en France gagne désormais l’Allemagne: le parti démocrate-chrétien perd son ancienne assise politique. Pour l’Europe, c’est une terrible nouvelle.
Faut-il plaindre le chancelier Friedrich Merz? Certainement pas. Mais vu de Suisse, il y a tout de même de quoi s’interroger sur la vitesse à laquelle le parti au pouvoir s’effondre chez notre voisin du nord.
L’article