International
Russie

Ukraine: Kiev affirme avoir repris une ville près de Bakhmout

Kiev affirme avoir repris une ville stratégique près de Bakhmout

Des soldats ukrainiens brandissent leur drapeau national, près de Bakhmout.
Des soldats ukrainiens brandissent leur drapeau national, près de Bakhmout.Keystone
La région a été prise en mai par les forces russes après une des batailles les plus longues et sanglantes de cette guerre.
18.09.2023, 06:0719.09.2023, 08:33

Les autorités ukrainiennes ont affirmé dimanche que leurs forces militaires avaient repris Klichtchiïvka, une localité tactiquement importante au sud de la ville de Bakhmout sur le front est, mais l'armée américaine et l'Otan estiment que la guerre sera longue.

«Je veux en particulier mentionner les soldats qui rendent à l'Ukraine ses territoires, pas à pas, dans le secteur de Bakhmout», a déclaré le président Volodymyr Zelensky dans son message vidéo quotidien:

«Klichtchiïvka: bravo!»

«Klichtchiïvka a été débarrassée des Russes», a abondé sur les réseaux sociaux Oleksandre Syrsky, commandant de l'armée de terre ukrainienne.

Ce bourg, de quelques centaines d'habitants avant l'invasion russe, avait été pris par les forces russes en janvier.

Cette annonce vient après que les forces armées ukrainiennes ont déclaré vendredi avoir repris une autre localité, Andriivka, au sud de Bakhmout. L'armée russe a affirmé dimanche que ce n'était pas le cas.

Ilia Ievlach, porte-parole des troupes ukrainiennes du front Est, a de son côté expliqué que la prise de Klichtchiïvka pouvait aider l'armée à encercler Bakhmout:

«Nous avons gagné là une tête de pont qui va nous permettre à l'avenir de continuer à mener des opérations offensives et à libérer notre terre»

«C'est avant tout le contrôle de routes logistiques qui permettent d'approvisionner Bakhmout. C'est (aussi) l'exposition des flancs, en particulier au sud, qui va nous permettre d'avancer plus efficacement en profondeur des rangs ennemis», a-t-il ajouté:

«La voie ferrée est très importante pour les Russes. Des combats acharnés ont lieu pour son contrôle dans cette zone»

Les forces ukrainiennes s'efforcent, à l'est comme au sud, de couper les lignes logistiques de l'armée russe qui relient le territoire russe à la Crimée, péninsule ukrainienne occupée depuis 2014.

La contre-offensive ukrainienne «n'a pas échoué» mais le chemin vers une victoire de Kiev est encore très long, a jugé de son côté le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, dans une interview diffusée dimanche.

«Cette offensive, bien que lente, plus lente que prévu, est restée constante. Les Ukrainiens disposaient encore «d'une importante force de frappe.»

«Une guerre longue»

Le général a toutefois concédé qu'il «faudra beaucoup de temps» pour parvenir à l'objectif du président ukrainien Volodymyr Zelensky «de virer tous les Russes» du pays.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a prévenu, lui aussi, qu'il ne fallait pas s'attendre à une fin rapide de la guerre en Ukraine:

«La plupart des guerres durent plus longtemps que ce qui avait été prévu lorsqu'elles ont débuté»

«Par conséquent nous devons nous préparer à une guerre longue en Ukraine», a-t-il ajouté.

Zelensky à Washington

Volodymyr Zelensky sera reçu jeudi à la Maison Blanche pour de nouvelles discussions avec son homologue américain Joe Biden sur le soutien à Kiev contre l'invasion russe.

Ce déplacement intervient à l'heure où le Congrès américain débat d'une nouvelle enveloppe de 24 milliards de dollars d'aide militaire.

Le dirigeant devrait d'ailleurs se rendre au Capitole pour y rencontrer le leadership républicain et démocrate.

L'Ukraine a lancé une contre-offensive en juin pour reprendre les territoires occupés par la Russie, après avoir reçu des armements occidentaux et formé de nouveaux bataillons. (ats/jch)

Bakhmout: Une journaliste sursaute à chaque explosion
Video: twitter
La directrice de la COP30 accuse les USA de freiner d'autres pays
Avec leur stratégie commerciale, les Etats-Unis «ont influé très négativement» sur les politiques climatiques d'autres pays, a déploré Ana Toni, directrice de la COP au Brésil. Elle promeut pour cette année une «feuille de route» sur l'abandon des énergies fossiles.
«Directement ou indirectement, les Etats-Unis ont influé très négativement sur la capacité d'autres pays à avancer» dans la lutte contre le réchauffement de la planète, a déclaré à l'AFP Ana Toni, directrice exécutive de la COP30 l'an dernier à Belem, au Brésil.
L’article