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Terrorisme

11 septembre: le ministre américain intervient face à la justice

11 septembre: le ministre américain intervient face à la justice

Le ministre américain de la Défense a révoqué vendredi l'accord de peine négocié pour les principaux responsables présumés des attentats du 11 septembre 2001. Le compromis prévoyait de leur éviter la peine capitale.
03.08.2024, 08:0503.08.2024, 08:08
Préparation d'une cérémonie de recueillement sur le mémorial national du 11 septembre.
Préparation d'une cérémonie de recueillement sur le mémorial national du 11 septembre.Keystone

La révocation est effective pour Khalid Cheikh Mohammed, considéré comme le «cerveau» des opérations, ainsi que pour les deux coaccusés, Walid bin Attash et Mustafa al-Hawsawi. Ces derniers sont détenus dans la base militaire américaine de Guantanamo. L'accord leur évitait la peine capitale.

«J'ai décidé, étant donné l'importance de la décision de conclure des accords de peines avant le procès avec les accusés (...), que la responsabilité d'une telle décision devrait me revenir»
Lloyd Austin, ministre de la Défense

L'accord annoncé mercredi avait choqué beaucoup des proches des près de 3000 victimes du 11-Septembre.

Le ministre ajoute révoquer ainsi l'autorité de Susan K. Escallier, qui supervisait le dossier en tant que haute-responsable du ministère pour les commissions militaires, sur les trois affaires, dont il se saisit.

«Avec effet immédiat, dans l'exercice de mon autorité, je révoque ainsi les trois accords» de peine négociée signés mercredi, est-il précisé.

L'accord le concernant permettait notamment à Khalid Cheikh Mohammed d'éviter un procès où il encourrait la peine de mort, en échange d'une sentence de réclusion criminelle à perpétuité, selon les médias américains.

Les trois hommes sont accusés de terrorisme et du meurtre de près de 3000 personnes dans les attentats à New York et Washington, un des épisodes les plus traumatiques de l'histoire des États-Unis.

Procès toujours en attente

Ils n'ont jamais été jugés, la procédure devant les amener en procès s'étant enlisée autour de la question de savoir si les tortures qu'ils ont subies dans les prisons secrètes de la CIA entachaient les preuves à leur encontre.

En mars 2022, les avocats des prisonniers avaient confirmé que des négociations se déroulaient en vue d'un possible accord de peine négociée, plutôt qu'une traduction devant le tribunal militaire de Guantanamo.

Les accusés souhaitaient notamment obtenir la garantie de demeurer à Guantanamo, plutôt que d'être transférés dans un pénitencier fédéral, sur le continent américain, dans une cellule à l'isolement. (ats/vz)

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