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Top 10 des villes d'Italie les plus touchées par le surtourisme

Voici les villes italiennes les plus touchées par le surtourisme.
Si vous avez l'intention de partir en Italie cet été, vous seriez probablement bien indiqué d'éviter ces villes.Image: Imago, montage watson

Voici les 10 villes italiennes les plus touchées par le surtourisme

L’Italie fait face cet été à un véritable raz-de-marée touristique, avec pour conséquence des villes bondées, des habitants excédés et des montagnes de déchets.
18.07.2025, 11:5718.07.2025, 11:57
Dorothea Meadows / t-online
Un article de
t-online

Destination de rêve pour des millions de visiteurs chaque année, l’Italie séduit par sa culture, sa gastronomie et son climat. Mais cet engouement a un revers, le tourisme de masse, voire le surtourisme.

L’agence de presse italienne Ansa a mis à jour l'indice de surcharge touristique établi par l’institut de sondage Demoskopika. Ce classement identifie les villes italiennes les plus affectées par le surtourisme. En tête: Rimini, sur la côte Adriatique, suivie de Venise et Bolzano dans le Tyrol du Sud.

Le top 10 des villes les plus touchées en Italie

  1. Rimini
  2. Venise
  3. Bolzano
  4. Livourne
  5. Naples
  6. Milan
  7. Trente
  8. Rome
  9. Vérone
  10. Trieste

Aoste, Florence ou Sienne figurent dans le top 20, et atteignent ainsi un niveau d’alerte élevé dans l’indice. Ces villes subissent une pression touristique particulièrement forte, avec des conséquences notables sur les ressources, la qualité de vie et les infrastructures.

A l’opposé, des localités comme Rieti, Benevento, Reggio de Calabre, Isernia, Avellino ou Campobasso restent encore largement épargnées par le tourisme de masse, selon l'enquête.

Qu'est-ce que le surtourisme?
Le surtourisme désigne une situation dans laquelle une destination attire tellement de visiteurs que les effets négatifs sur l’environnement, les infrastructures, la qualité de vie des habitants et l’expérience des touristes deviennent prédominants.
Il s’agit d’une forme aggravée du tourisme de masse, où la capacité d’accueil du lieu ne suffit plus à absorber l’affluence.

Beaucoup de monde et beaucoup de déchets

L’indice révèle des données particulièrement préoccupantes. En matière de densité touristique, Rimini affiche plus de 17 000 nuitées par kilomètre carré, contre près de 16 000 à Venise. Côté production de déchets, Rimini bat également un triste record, avec 76,8 kg de déchets générés en moyenne par touriste, contre 0,5 kg à Benevento.

Autre indicateur clé, l’intensité touristique, soit le rapport entre le nombre de visiteurs et la population locale. Bolzano et ses 100 000 habitants atteint ici le sommet, avec près de 69 touristes par habitant, suivi de Venise et ses 250 000 habitants, avec environ 47. Les villes les moins touchées sont Lodi, Avellino et Benevento.

Les spécialistes tirent la sonnette d'alarme

Les chercheurs de Demoskopika alertent:

«Le surtourisme n’est plus un simple défi, c’est désormais une question centrale pour la durabilité du tourisme en Italie»

Pour eux, il ne s’agit pas seulement de préserver l’expérience des visiteurs, mais aussi de protéger la qualité de vie des habitants.

Face à cette pression croissante, les scientifiques appellent à des mesures urgentes, comme une meilleure gestion des flux touristiques pendant la haute saison, la promotion de destinations moins connues, et une répartition plus homogène des voyages tout au long de l’année.

Traduit de l'allemand par Joel Espi

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