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Le Premier ministre belge e appelle à négocier un deal avec la Russie

epa12731927 Belgium's Prime Minister Bart De Wever looks on during a working session as part of the Informal EU Leaders' Retreat at the Alden Biesen Castle, central Belgium, 12 February 2026 ...
Bart De Wever juge que mettre à genoux la Russie ne serait possible qu'à condition d'avoir «le soutien à 100% des Etats-Unis».Keystone

L'Europe va-t-elle devoir finir par faire «un deal» avec la Russie?

Bart De Wever estime que l’Union européenne ne peut actuellement pas faire plier la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine et qu’elle devrait recevoir un mandat de ses États membres pour négocier directement avec Moscou.
14.03.2026, 16:0514.03.2026, 16:05

L'Union européenne n'est actuellement pas en mesure de faire plier la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine et elle devrait bénéficier d'un mandat de ses pays membres pour négocier avec Moscou, estime samedi le Premier ministre belge Bart De Wever. Dans un entretien avec le journal belge L'Echo, il déclare:

«Comme on n’est pas capable de menacer (le président russe Vladimir) Poutine en envoyant des armes à l’Ukraine et qu’on ne peut pas l’étouffer économiquement sans l’appui des Etats-Unis, il ne reste qu’une méthode: faire un deal»
Bart De Wever

Il juge que mettre à genoux la Russie ne serait possible qu'à condition d'avoir «le soutien à 100% des Etats-Unis».

«Mais ils ne sont pas du tout pour l'Ukraine. Je pense parfois qu’ils sont plus proches de Poutine que (du président ukrainien Volodymyr) Zelensky», poursuit Bart De Wever. Il affirme:

«Sans mandat pour aller négocier à Moscou, on n’est pas à la table des négociations où les Américains, eux, vont pousser l’Ukraine à accepter un deal. Et je peux déjà dire que ce sera un mauvais accord pour nous»
Bart De Wever

Relancer les contacts avec Vladimir Poutine

Plusieurs dirigeants européens, dont le président français Emmanuel Macron, ont récemment cherché à relancer les contacts avec Vladimir Poutine dans le but de ne pas laisser les Etats-Unis de Donald Trump tenter seuls d'aboutir à un règlement du conflit.

Mais la cheffe de la diplomatie de l'UE, l'Estonienne Kaja Kallas, considère que les Européens doivent d'abord s'entendre entre eux sur ce qu'ils attendent de la Russie, avant de parler à son président.

Le mois dernier, elle a insisté pour que l'Europe formule «des exigences maximalistes» et pousse le Kremlin à faire des concessions, y compris en acceptant de réduire ses forces armées.

L'Allemagne, l'un des principaux soutiens de l'Ukraine depuis l'invasion massive déclenchée par la Russie en février 2022, exige aussi une grande vigilance sur les conditions à réunir pour mettre fin aux hostilités.

«Nous devons tous être conscients que la manière dont nous mettrons fin à cette guerre en Europe aura une incidence durable sur notre vie et notre rôle dans le monde», a averti le chancelier Friedrich Merz fin février, considérant que la Russie n'était «pas en train de gagner» dans ce conflit contrairement à ce que sa propagande veut laisser croire. (tib/ats

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