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Une femme affirme avoir été «virtuellement violée» dans le métaverse

Nina Jane Patel décrit en détail son expérience traumatisante dans un blog publié sur la plateforme Medium.
02.02.2022, 20:3803.02.2022, 06:24
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D'après un article publié par Vice, une femme affirme avoir été victime d’un «viol collectif virtuel» quelques secondes après être entrée dans «Horizon Worlds», le nouveau monde virtuel de Méta (anciennement Facebook).

Que s'est-il passé?

Dans un blog publié sur la plateforme Medium, Nina Jane Patel, la cofondatrice de Kabuni, une société d’analyse du métavers raconte ce qu'elle a vécu.

Un «cauchemar» qui l'a prise au dépourvu: «Une expérience horrible qui s’est passée si vite que je n’ai pas eu le temps de penser à mettre en place la barrière de sécurité. J’étais pétrifiée. C’était surréaliste».

«Trois ou quatre avatars masculins, avec des voix d’hommes, ont essentiellement violé mon avatar et pris des photos»

«Moins de 60 secondes après mon arrivée, j’ai été harcelée verbalement et sexuellement (...) Alors que j’essayais de m’enfuir, ils ont crié : «Ne fais pas semblant de ne pas avoir aimé» et «Va te frotter sur la photo».

Est-ce que c'est du sérieux?

Depuis décembre dernier, les rapports de violence sexuelle s'avèrent déjà être un problème dans le métaverse. Et un problème sérieux puisque selon les utilisateurs, la réalité virtuelle ajoute un aspect qui rend l'évènement plus intense.

Début décembre, le site The Verge a rapporté que l'avatar d'une testeuse s'était fait toucher par un inconnu: «Non seulement j'ai été pelotée, mais il y avait d'autres personnes présentes qui soutenaient ce comportement, ce qui m'a fait me sentir isolée sur la place», affirme-t-elle.

Réaction de Méta?

En réponse, Vivek Sharma, le vice-président d'Horizon Worlds, a déclaré à The Verge que l'incident était «absolument malheureux», et que le bêta-testeur n'avait pas utilisé une fonction de sécurité destinée à empêcher quelqu'un d'interagir avec vous. Sharma a aussi déclaré que le rapport du testeur était «un bon retour d'information».

Mais selon Arwa Mahdawi, une journaliste du Guardian, cette réponse n'est pas à la hauteur du problème. Pour elle, se contenter de renforcer la fonctionnalité de blocage, c'est «l'équivalent numérique de dire aux femmes que si elles ne veulent pas être harcelées en marchant dans la rue, elles n’ont qu’à rester chez elles».

«C’est de la misogynie reconditionnée pour l’ère numérique»

Un constat désolant qui se retrouve jusque dans les commentaires du post de Nina Jane Patel. Après avoir partagé son expérience, elle explique avoir été confrontée à des commentaires lui conseillant de ne pas choisir d'avatar femme et l'accusant d'une quête d'attention pathétique.

C'est le jour de la marmotte!

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C'est le jour de la marmotte!
source: imgur
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C'est quoi le métaverse?

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