Société
Etats-Unis

A la veille de son jugement, P. Diddy demande pardon

P. Diddy risque jusqu'à onze ans de prison (archives).
P. Diddy est «un homme brisé», dit-il.Keystone

A la veille de son jugement, P. Diddy demande pardon

Le rappeur et producteur américain a demandé pardon au juge, parlant de lui comme d'un homme «brisé» après ses nombreuses frasques sexuelles.
03.10.2025, 06:1603.10.2025, 06:16

A la veille de son jugement dans une retentissante affaire de violences sexuelles, le magnat américain du hip-hop P. Diddy a écrit une lettre au juge dans laquelle il demande pardon pour ses actes. Il se dit également «brisé».

La vedette de 55 ans a écrit dans sa missive:

«Je me suis perdu au cours de mon chemin. Perdu dans la drogue et l'excès. Ma chute trouvait sa source dans mon égoïsme. J'ai été humilié et brisé jusqu'au plus profond de moi»

En juillet, l'ex-producteur et homme d'affaires, Sean Combs de son vrai nom, a été acquitté des charges les plus lourdes qui reposaient contre lui, à savoir trafic sexuel et association de malfaiteurs. Mais il a été reconnu coupable de transport de personnes à des fins de prostitution, des faits théoriquement passibles de 20 ans d'emprisonnement. Le parquet a réclamé une peine au moins supérieure à 11 ans.

Années «les plus difficiles»

Dans son courrier, le rappeur écrit que «ces deux dernières années ont été les plus difficiles de ma vie et je n'ai personne d'autre à blâmer pour cette situation que moi-même».

Alors que le parquet avait mis en avant le fait qu'il n'avait exprimé «aucun repentir», Sean Combs présente ses «excuses» et se dit «sincèrement désolé pour toute la douleur et la souffrance» causées par sa conduite.

Dans cette affaire, P. Diddy était accusé d'avoir forcé des femmes – dont la chanteuse Cassie, son ex petite amie et une compagne plus récente ayant témoigné sous le pseudonyme de «Jane» – à se livrer à des marathons sexuels avec des hommes prostitués pendant que lui se masturbait ou filmait.

Il lui était également reproché d'avoir mis en place un réseau criminel pour organiser ces activités nommées «freak-offs» ou «hotel nights». (ats/afp/svp)

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