Suisse
Alain Berset

Une enquête parlementaire sur l'affaire de chantage d'Alain Berset

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Le parlement va se pencher sur les affaires de chantage d'Alain Berset

La tentative de chantage contre Alain Berset continue à faire parler d'elle. Outre les investigations déjà en cours, une commission parlementaire va faire la lumière sur de nouvelles questions.
25.10.2021, 14:4125.10.2021, 17:24

Une interrogation reste en suspens dans l'affaire de tentative chantage dont a été victime Alain Berset en 2019: le conseiller fédéral a-t-il vraiment abusé des moyens de l'Etat pour se protéger?

En novembre 2020, on apprenait que le Ministère public de la Confédération avait condamné une femme ayant tenté de faire chanter Alain Berset à une peine de 150 jours-amende à 30 francs, avec un sursis de deux ans.

Désormais, Commissions de gestion des Chambres fédérales vont devoir déterminer:

  • Si la procédure menée contre la femme soupçonnée de chantage s'est déroulée selon les normes.
  • Si l’engagement de l’unité spéciale «Tigris» de la Police judiciaire fédérale lors de cette procédure était proportionnel.
  • Si le conseiller fédéral Alain Berset a utilisé ou non des fonds fédéraux de manière abusive.

A l'origine de cette question, un article à charge du journal Die Weltwoche, qui insinuait que le ministre aurait abusé de sa position et mobilisé des moyens disproportionnés pour contrer l’attaque dont il était victime.

On ignore encore quand les résultats devraient être disponibles. «Cela tient aussi au fait que nous ne savons pas quels sujets supplémentaires pourraient être mis sur la table», a expliqué Daniel Fässler (Centre/AI), membre de la commission de gestion du Conseil des Etats, à l'ATS. «Mais la volonté de créer de la clarté avec un rapport dès que possible est là.» (mbr)

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«Aujourd’hui, la Suisse est unie dans le cœur»: Parmelin prend la plume
Guy Parmelin s’exprime au nom du Conseil fédéral pour adresser ses condoléances aux proches des victimes de Crans-Montana. Il remercie les secouristes ainsi que les Etats venus en aide.
Permettez-moi, en cette période de profonde tristesse et de grande souffrance, de vous adresser, en toute humilité, quelques mots.

Au nom du Conseil fédéral, le gouvernement suisse, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées. A toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de survivre à la catastrophe, mais qui ne sont désormais qu’au début d’un long et difficile chemin de guérison, nous adressons notre profonde compassion.

Je souhaite m’adresser tout particulièrement aux jeunes. Beaucoup des victimes étaient elles-mêmes jeunes, pleines de projets, d’espoirs et de rêves. Leur vie ne doit pas être réduite à la catastrophe, ni aux circonstances dans lesquelles elle s’est achevée. Elle doit être honorée pour ce qu’elle a été: une promesse, une énergie, une part de notre avenir commun.

Nous devons aux personnes touchées, aux familles et aux proches le respect, la mémoire – et l’engagement de tout mettre en œuvre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas. La justice examine actuellement dans quelle mesure des prescriptions de sécurité ont été enfreintes et en tirera les conséquences. C’est ce que nous devons aux victimes et à leurs proches.

Je tiens également à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur aide, sous des formes diverses. A la police, aux nombreux services de secours et aux sapeurs-pompiers de milice qui ont risqué leur vie lors d’opérations de sauvetage dangereuses et éprouvantes. Et à l’ensemble du personnel médical, dans les hôpitaux en Suisse comme à l’étranger, qui s’occupe depuis des jours, sans relâche, des nombreux blessés graves.

Dans le grand malheur qui nous a frappés et qui — j’ose l’affirmer avec force — a fait de toute la Suisse une communauté unie dans le deuil, nous avons, pour un temps, la possibilité d’être ensemble afin de partager le poids de cette épreuve. Cette solidarité ne rendra pas la charge plus légère, mais si elle peut ne serait-ce qu’un peu contribuer à apaiser la douleur, alors elle trouve pleinement sa raison d’être.

Il est évident qu’aucun pays ne peut affronter seul de telles situations exceptionnelles. La Suisse a donc, conformément aux mécanismes internationaux prévus, sollicité un soutien, après que plusieurs Etats ont proposé leur aide. Des patientes et des patients souffrant de brûlures extrêmement graves ont ainsi pu être transférés des hôpitaux suisses vers des cliniques spécialisées dans le traitement des grands brûlés, dans différents pays européens. Ils y reçoivent les meilleurs soins possibles. Ces traitements dureront des mois, ce qui représente une charge supplémentaire pour les proches. Au nom de la Suisse, je remercie l’ensemble des pays concernés pour leur solidarité.

Aujourd’hui, la Suisse est triste. Mais aujourd’hui, la Suisse est aussi unie dans le cœur. Unie dans le deuil, unie dans le soutien, unie dans la détermination à comprendre et à protéger.

(Ce texte a été publié dans la Schweizer Illustrierte, puis partagé au groupe CH-Media. Il a été adapté de l'allemand par watson)
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