Suisse
Covid-19

Tensions à Berne après une manifestation contre les mesures sanitaires

Image
youtube

Des milliers de manifestants anti-certificat repoussés à Berne

Ambiance tendue, jeudi soir, sur la Place fédérale à Berne, où plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre les mesures sanitaires.
16.09.2021, 22:1819.09.2021, 17:53

L'opposition aux mesures de lutte contre la pandémie continue de se manifester dans la rue. A Berne, on a compté plusieurs milliers de personnes sur la seule Bahnhofplatz jeudi soir. Des sifflets ont été entendus à plusieurs reprises et de nombreux manifestants ont brandi des drapeaux suisses et d'autres cantons.

Dans la soirée, la police a utilisé un canon à eau devant le Palais fédéral. Des manifestants isolés, qui ont secoué une barrière de protection, seraient à l'origine de ce déploiement. Certains manifestants ont réagi en jetant des objets en direction du Palais fédéral et en lançant des pétards.

Si l’on en croit le membre de l’Exécutif de la ville de Berne en charge de la sécurité, Reto Nause, la police a dû réagir à «une éventuelle prise d'assaut du Palais fédéral».

L'événement bernois, lancé sur les réseaux sociaux, n'avait pas été autorisé par les autorités. Pour des raisons de sécurité, plusieurs rues ont dû être fermées, a écrit la police cantonale bernoise sur Twitter. Vers 22h, la manifestation s’est dispersée.

Plus calme à Bienne

A Bienne, aucun incident n'a été signalé lors du cortège autorisé qui a traversé la ville. Comme lors des précédentes manifestations dirigées contre les mesures prises par le Conseil fédéral pour lutter contre le Covid, les participants, de tous les âges, scandaient «Liberté, Liberté». Des banderoles et des pancartes brandies par les manifestants dénonçaient la vaccination des plus jeunes.

Certains manifestants haranguaient les passants, les appelant à rejoindre le cortège. Aucun discours n'a été prononcé lors de la manifestation biennoise qui s'est terminée dans le calme sur la Place centrale.

Des affiches appelant à manifester avaient été apposées dans les rues de Bienne depuis plusieurs jours, appel relayé sur les réseaux sociaux. (sda/ats)

Pour rire un bon coup!
Video: watson
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
6 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
6
La nounou tue leur bébé: ce couple romand piégé par la procédure
Mathys est décédé en 2018, avant même d’avoir fêté son premier anniversaire. Ses parents racontent leur long combat judiciaire.
Il est tôt ce matin-là, le portable de Jean-Christophe Abel sonne: une urgence. Il est secouriste, ce que l’on appelle un «first responder», et se met immédiatement en route. Sur place, il apprend que le cœur d’un petit garçon d’un an a cessé de battre. Toutes les tentatives de réanimation de sa part et de celle des ambulanciers arrivés sur place restent vaines.

«Je sais à quel point cela doit être terrible pour les parents. Tous les souvenirs remontent à la surface», nous confie Jean-Christophe Abel quelques heures plus tard. Coïncidence, c'est précisément en ce jour d’avril que nous le rencontrons, lui et sa femme Laure.
L’article