DE | FR
Le «Régiment Immortel» défile à Moscou le 5 mai 2018 avec Vladimir Poutine (au centre), président de la Fédération de Russie.
Le «Régiment Immortel» défile à Moscou le 5 mai 2018 avec Vladimir Poutine (au centre), président de la Fédération de Russie.Image: shutterstock

Le «Régiment immortel» de Poutine voulait défiler à Genève et il a eu peur

Ce week-end, la Place des Nations à Genève devait servir de toile de fond à un rassemblement commémoratif russe. Compte tenu de potentiels débordements liés à la situation en Ukraine, vendredi, l'organisatrice s'est rétractée. Elle dénonce notamment une «russophobie galopante».
08.05.2022, 11:47

L'évènement auquel tient une grande partie de la Russie ne semble pas avoir sa place à Genève. Alors que 120 personnes avaient été autorisées, jeudi, à manifester ce week-end sur la Place des Nations au nom du «Régiment immortel», la Tribune de Genève (TDG) a appris, vendredi, que le rassemblement russe avait finalement été avorté.

«Parade de nationalistes ultra-réactionnaires»

L'évènement, qui s'est déjà déployé dans le canton en 2016 et en 2018, commémore le décès des 27 millions de Russes et Soviétiques durant la «Grande Guerre patriotique». Laquelle a pris fin le 9 mai 1945.

La parade organisée quasi simultanément à Moscou avait été autorisée par la Ville de Genève. Cette dernière estimait qu'elle ne présentait pas de risque pour l’ordre public, avait relayé jeudi Le Temps.

Une décision qui avait beaucoup fait grincer des dents dans la cité de Calvin, à la lumière de l'agression russe de l'Ukraine et à l'approche du 9 mai, date célébrant le «Jour de la Victoire» de la Russie face à l'Allemagne nazie, explique la TDG.

Du point de vue de nombreux opposants, dont des militants ukrainiens, l'autorisation de cet évènement était «une provocation».

«C’est ignoble, une pitoyable parade de nationalistes ultra-réactionnaires. Ils instrumentent l’anti-nazisme alors que l’armée russe actuelle massacre en Ukraine»
Dario Lopreno, membre du Comité de solidarité avec le peuple ukrainien et avec les opposants russes à la guerretribune de genève

>>> Guerre en Ukraine: tout le développement de la crise en direct <<<

«Russophobie galopante»

Des invectives que les organisateurs du mouvement, interviewés par Le Temps, appréhendaient particulièrement à l'aube des festivités, se plaignant notamment d'une «russophobie galopante» depuis l'éclatement du conflit ukraino-russe le 24 février dernier. Selon les informations de la Tribune de Genève, alors que des tracts dénonçant ce regroupement devaient être distribués samedi, la manifestation devenue trop polémique a été annulée par crainte d'un débordement.

Pourtant, du côté des autorités, rien n'allait dans le sens d'une telle issue. «Les organisateurs ont clairement indiqué qu’ils se dissocient de l’actualité politique», ont-ils déclaré dans la TDG, ajoutant que la liberté d’expression et de réunion constituaient «une valeur intangible». (mndl)

Le gouvernement ukrainien produit un spot avec un deepfake de Poutine

Plus d'articles sur la Suisse et la guerre en Ukraine

Comment Poutine essaie d'envoyer l'or russe en Suisse malgré les sanctions

Link zum Artikel

La guerre en Ukraine a fait augmenter les prix de ces biens en Suisse

Link zum Artikel

L'embargo sur le pétrole russe menace-t-il la Suisse? Un expert répond

Link zum Artikel

Pétrole, gaz: pourquoi la Suisse a du souci à se faire à cause de la guerre

Link zum Artikel

Yves Rossier: Peu de chances que la Suisse soit médiatrice en Ukraine

Link zum Artikel

La Suisse est à nouveau présente sur le territoire ukrainien

Link zum Artikel
Montrer tous les articles
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Variants d'Omicron: «les cas pourraient à nouveau augmenter», selon Tanja Stadler
Alors que le nombre global de cas diminue, on voit déjà les variants d'Omicron s'imposer notamment en Allemagne et au Portugal. L'évolution pourrait néanmoins être différente en Suisse.

Pour l'heure, on recense environ 1700 nouvelles infections de Covid confirmées. C'est quinze fois moins que lors du deuxième pic d'Omicron à la mi-mars. Le nombre de patients hospitalisés testés positifs a également été divisé par dix. La baisse des cas n'est donc pas seulement due au peu de tests effectués.

L’article