Suisse
Genève

Genève: les hôtels et restos ne pourront plus refuser le cash

Presque tous les Suisses souhaitent conserver leur argent liquide, mais préfèrent payer par carte.
Obliger les gens à payer avec la carte? C'est non à Genève.Image: Getty

Les hôtels et restos genevois ne pourront plus refuser le cash

La justice genevoise a rejeté le recours d’un hôtel qui voulait s'opposer aux paiements en espèces, estimant que l’intérêt public prime sur la liberté économique.
07.10.2026, 13:4207.10.2026, 13:42

A Genève, un recours contre l'obligation d'accepter les paiements en espèces dans les restaurants, les cafés et les hôtels a été rejeté. Un établissement du centre-ville, qui fonctionne exclusivement avec des moyens de paiement électroniques, avait attaqué en justice une modification législative en ce sens.

Dans un arrêt de la Chambre constitutionnelle de la Cour de justice daté du 1er septembre et révélé mardi par Léman Bleu, les juges estiment que l'intérêt public l'emporte. L'hôtel mettait en avant le fait qu'accepter le cash «affectait significativement la viabilité et l'efficacité de son système d'exploitation».

La restriction de la liberté économique engendrée reste toutefois «relativement faible», selon la Chambre constitutionnelle. Et à l'inverse, les intérêts publics protégés sont importants. Les juges mentionnent la protection des consommateurs et de leurs données ainsi que l’inclusion des personnes âgées, jeunes ou vulnérables.

Le Grand Conseil avait modifié en octobre 2025 la loi sur la restauration, le débit de boissons, l'hébergement et le divertissement (LRDBHD) en réponse à l'impossibilité de payer en espèces dans certains endroits. Ce texte, issu des rangs de l'UDC, n'avait pas fait l'objet d'un référendum. La décision de la justice genevoise peut encore être contestée au Tribunal fédéral.

(ats/acu)

Il recrée les Alpes suisses à l’échelle 1:1 dans «Minecraft»
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Pourquoi le président du parti de Dittli quitte la Suisse 120 jours par an
Luigi Mancini, le président du Mouvement libéral de Valérie Dittli, réside un tiers de l'année à Barcelone. Il s'est confié à watson. Les autres partis vaudois sont dubitatifs.
Luigi Mancini, le président du Mouvement libéral, ce nouveau parti vaudois dédié aux ambitions électorales de Valérie Dittli, vit une partie de l’année à Barcelone. Il est même socio du Barça, membre du mythique club catalan, depuis 17 ans, nous apprend-il au téléphone. Actuellement dans la cité barcelonaise, il devait assister mardi à 20 heures par visioconférence à une séance du bureau du conseil communal de Romanel-sur-Lausanne, commune dont il est l’un des élus.
L’article