Suisse
Sexisme

Violence sexiste: La culture du viol est loin d'être dépassée

Image
Image: Shutterstock

La culture du viol est loin d'être dépassée

Près d'un quart (24%) des personnes interrogées considère qu'une victime de violences peut avoir eu une attitude provocante justifiant une agression, 10% qu'elle l'a cherchée.
22.11.2021, 14:2022.11.2021, 17:52

Des représentations «biaisées» associées aux violences sexistes contribuent à la perpétuation de la «culture du viol», dénonce une étude. Les médias jouent un rôle dans la propagation de ces «idées reçues», selon l'Institut de recherches et de formations et laboratoire d'idées sur l'égalité dans les médias (DécadréE).

Rôle des médias

«Ces deux chiffres choquent et montrent que la culture du viol est encore loin d'être définitivement dépassée», écrit l'institut dans un communiqué. D'autres croyances «problématiques» persistent. Des expressions telles que «drame familial» ou «drame passionnel» sont assimilées aux violences par plus de 50% des sondés.

Mais comment savoir si ce sont vraiment les médias qui influencent les lecteurs, ou si ce ne sont pas plutôt ces derniers qui se tournent vers des médias correspondant à leur perception du monde? «On ne peut pas établir un lien de cause à effet», répond Valérie Vuille, directrice de DécadréE, contactée par l'agence Keystone-ATS.

«Médias et lecteurs se nourrissent mutuellement, mais ce que nous voulons souligner, c'est que les médias ont un levier d'action»
Sonia Grimm, engagée contre la violence sur scène et en politique
Video: watson
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Une permanence anti-G7 à l'Unige? L'UDC et le MCG sont «scandalisés»
Deux permanences juridiques organisées par un groupe «antirépression policière» sont prévues ce mercredi dans les locaux du syndicat CUAE de l'Université de Genève. PLR, UDC, Centre et MCG sont contre, le PS approuve. Le rectorat, lui, pose des limites.
Lundi, dans un message Telegram relayé par la coalition NoG7, Antirep, un groupe antirépression policière plus ou moins clandestin, annonçait la tenue mercredi 17 juin de deux «permanences» à l’Université de Genève (Unige), dans les locaux du syndicat étudiant CUAE, révélait watson ce mardi midi.
L’article