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Une école d'Ecône en Valais contrôlée après des accusations d'abus

Une école d'Ecône en Valais contrôlée après des accusations d'abus

Le témoignage d'un ancien élève dénonce des violences subies dans les années 1980. En réaction, les autorités valaisannes veulent contrôler l'établissement.
13.01.2024, 16:2314.01.2024, 09:16
Vue d' Econe, Fraternite Saint-Pie X.
La fraternité Saint-Pie X d'Ecône.Image: KEYSTONE

Les autorités valaisannes vont se pencher sur une école primaire dirigée par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X d'Ecône en Valais. En toile de fond notamment, un témoignage au journal Le Temps d'un ancien élève qui dénonce les violences qu'il a subies dans les années 1980.

Les autorités valaisannes veulent savoir «si des pratiques qui sont innommables ont toujours cours aujourd'hui. Par conséquent nous allons tout de suite prendre les dispositions nécessaires et le cas échéant ordonner des mesures», indique samedi le conseiller d'Etat en charge de la formation Christophe Darbellay sur les ondes de la RTS.

Témoignage de violences

Cette décision des autorités valaisannes fait suite au témoignage d'un ancien élève publié dans les pages du Temps. L'homme, aujourd'hui âgé de 41 ans, raconte avoir été «frappé devant les autres avec des baguettes et le pantalon baissé» avant même d'avoir huit ans. Il indique aussi avoir subi d'autres graves violences - physiques, psychiques et sexuelles - dans un pensionnat en France, proche de la fraternité.

Le chef de service de l'enseignement, Jean-Philippe Lonfat, se rendra lundi matin à l'école privée, située dans le Valais central, en compagnie de deux inspecteurs, a-t-il confirmé à Keystone-ATS. L'école privée dispense des cours à des élèves de la 1H à la 8H. Le chef de service explique:

«Après ces révélations du Temps, il s'agit de s'assurer de la sécurité et du bien-être des élèves»

Il a ajouté «n'avoir jusqu'ici reçu aucun signal d'alarme».

Christophe Darbellay relève également que les autorités vont «exiger d'abord les bonnes pratiques en matière d'éducation et de pédagogie. On peut aussi exiger qu'un espace de parole indépendant soit mis en place, mais c'est difficile aujourd'hui de préjuger de ce que nous allons faire», ajoute le conseiller d'Etat.

Accusations du monde entier

En juin dernier, un prêtre issu de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) a été condamné à vingt ans de prison par la cour d'assises de Vendée, dans l'ouest de la France. Elle le jugeait à huis clos pour viols et agressions sexuelles sur un total de 27 mineurs.

Selon le Temps, qui a enquêté en Suisse, en Belgique et en France, la fraternité Saint-Pie X est au coeur d'une série d'accusations d’abus sexuels dans le monde entier. Le journal a recueilli de nombreux témoignages, dénonçant emprise, violences sexuelles et culte du secret.

La FSSPX est une branche dissidente de l'Eglise catholique fondée dans les années 1970 par Mgr Lefebvre à Ecône (VS). Son siège se trouve à Menzingen (ZG). (ats)

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