Suisse
Valais

Abus sexuels: l'école d'Ecône (VS) n'échappe pas à une enquête

Abus sexuels: l'école d'Ecône (VS) n'échappe pas à une enquête

L'école privée Fleurs de Mai est sous enquête suite à un témoignage d'abus sexuel contre la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X d'Ecône en Valais.
Un ancien élève d'une école liée à la Fraternité Saint-Pie X a raconté y avoir subi des abus sexuels. Image: Ecole Fleurs de Mai
Le Département valaisan de l’économie et de la formation a souhaité rencontrer les représentants de l’établissement à la suite du témoignage d’un ancien élève concernant des violences datant des années 90.
15.01.2024, 17:1315.01.2024, 18:59

Le Service de l’enseignement valaisan a rencontré lundi des représentants de l'école privée Fleurs de Mai à Riddes, après les révélations concernant des cas de violences et d'abus sexuels liés à la Fraternité Saint-Pie X. Il a visité plusieurs classes et pris acte des mesures prises par l'école, qu'il suivra:

«L'école a mis en place un espace de parole indépendant dédié aux élèves. Elle exige aussi la présentation des casiers judiciaires pour tous les enseignants et intervenants ecclésiaux. Le Service de l’enseignement suivra ces démarches afin de s’assurer de la sécurité des élèves et du respect des bonnes pratiques et des normes éducatives de l’Etat.»

A priori pas d'autres cas

Une délégation du Service de l’enseignement a rencontré le Père-Référent de la Fraternité, le directeur pédagogique de l’école et un représentant de l’Association Fleurs de Mai.

Cette rencontre a permis d’évaluer si d’autres situations problématiques s’étaient produites, ce qui selon les responsables de l’école ne semble pas être le cas. Elle a aussi permis de discuter des mesures à mettre en place par l'école.

Devoir de surveillance

L’Etat autorise les écoles privées et exerce un devoir de surveillance. L'école privée Fleurs de Mai dispense des cours à des élèves de la 1H à la 8H et bénéficie de cette autorisation cantonale.

Des visites à caractère pédagogique sont conduites régulièrement et un rapport est rédigé annuellement par l’inspectrice responsable, rappelle le Service de l'enseignement. Le canton «applique une tolérance zéro pour tous les cas de violences et soutient les actions des victimes en faveur de la transparence et de la libération de la parole». (ats/jch)

Thor a passé ses vacances «ença» en Valais
Video: watson
Coké dans le Jura bernois, il arrache l'arme d'un policier et tire
Fin juillet, un homme avait saisi l'arme d'un policier avant de tirer dans une voiture de patrouille. Un arrêt du Tribunal fédéral révèle de nouveaux éléments sur cet incident.
Il était près de 2 heures du matin, le 31 juillet dernier, lorsque la police cantonale bernoise a été appelée à intervenir à Nods (BE), dans le Jura bernois. Un homme, décrit comme en colère et désorienté, se trouvait dans un quartier de la commune. Les agents dépêchés sur place n'ont pas réussi à le calmer. Ils l'ont alors menotté et installé dans leur véhicule pour le conduire à l'hôpital, où il devait subir un examen médical.
L’article