Ce sondage est sans pitié pour Valérie Dittli
A quelques mois des élections cantonales vaudoises de 2027, les perspectives de réélection de Valérie Dittli s'assombrissent sérieusement. Selon un sondage MIS Trend publié par 24 heures, la conseillère d'Etat est de loin la ministre sortante qui suscite le plus de rejet. Et son bilan ne convainc pas davantage.
Les chiffres sont particulièrement sévères. 51% des personnes interrogées affirment qu'elles ne voteront «certainement pas» pour Valérie Dittli. En ajoutant celles qui ne voteront «probablement pas» pour elle, le taux de rejet grimpe à 64%.
A titre de comparaison, les autres membres du Conseil d'Etat candidats à leur réélection affichent des taux de rejet catégorique compris entre 20 et 24%. Même les nouveaux candidats, tous partis confondus, font mieux que l'ancienne Centriste, désormais dans son propre parti, le Mouvement libéral.
«On a de la peine à penser que Mme Dittli pourra jouer dans le match électoral. Elle part de beaucoup trop bas», estime Mathias Humery, directeur associé de MIS Trend, interrogé par 24 heures. Le constat n'est guère plus réjouissant lorsqu'on regarde les intentions de vote positives.
Seuls 7% des sondés affirment qu'ils voteront «certainement» pour Valérie Dittli, auxquels s'ajoutent 12% qui le feront «probablement». Soit 19% d'intentions favorables, un score qui la place au dixième rang des candidats. Plus inquiétant encore pour la ministre: elle perd le soutien d'une partie de ses anciens électeurs. Parmi les personnes ayant voté pour elle en 2022, 35% déclarent, aujourd'hui, ne plus vouloir lui accorder leur voix. Chez les cinq autres ministres sortants, cette proportion oscille entre 5 et 16%.
La popularité de Valérie Dittli souffre également du jugement porté sur son action gouvernementale. Selon le sondage, 65% des personnes interrogées se disent insatisfaites de son bilan depuis 2022.
Parmi elles, 45% ne sont «pas satisfaites du tout», un niveau de mécontentement deux à trois fois supérieur à celui enregistré par ses collègues quand les magistrats socialistes et écologistes enregistrent les meilleurs résultats.
Cette défiance intervient après une législature marquée par plusieurs affaires et par la rupture de la ministre avec son ancien parti, Le Centre. Pour Mathias Humery, la situation paraît particulièrement difficile à redresser:
Reste que ce sondage mesure les intentions exprimées sur l'instant, et non le résultat des élections. La campagne peut encore faire évoluer les rapports de force. (hun)
