Suisse
Vaud

Les cantons «déçus» par la prudence d'Alain Berset

Bundesrat Alain Berset waehrend der Fruehlingssession der Eidgenoessischen Raete, am Mittwoch, 10. Maerz 2021 im Nationalrat in Bern. (KEYSTONE/Anthony Anex)
Keystone

Les cantons «déçus» par la prudence d'Alain Berset

Retour du présentiel dans les hautes écoles, ouverture des terrasses, télétravail assoupli, dans l’ensemble, la majorité des cantons aurait souhaité «davantage d’allégements», mais le Conseil fédéral en a décidé autrement vendredi.
19.03.2021, 16:2919.03.2021, 17:41

«Nous regrettons que le Conseil fédéral assouplisse bien plus prudemment que demandé par de nombreux cantons.» C'est la réaction à chaud de la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé, rendue publique dans la foulée de la conférence de presse, menée par Alain Berset, vendredi après-midi. Les terrasses ne rouvriront pas avant fin avril et la menace d'une violente 3e vague a poussé le Conseil fédéral à ne pas prendre de risques inconsidérés.

«Il est décevant que le Conseil fédéral ait reporté la plupart des assouplissements proposés»
Communiqué de la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé.

Ils espéraient également «le passage de l’obligation de travail à domicile à une recommandation de travail à domicile» et que le présentiel soit à nouveau possible dans les hautes écoles. On rappelle enfin que la moitié d'entre eux voulaient une ouverture des espaces intérieurs des restaurants en plus des terrasses.

Vous trouverez ici le résumé des décisions du Conseil fédéral:

Vaud s'est montré particulièrement déçu vendredi et «appelle fermement les autorités fédérales à observer un calendrier d’appréciation des mesures d’allègement toutes les deux semaines et non le 14 avril».

De manière générale, les cantons «attendent désormais du Conseil fédéral que, lors des prochaines étapes, il tienne compte des progrès de la vaccination et de l’élargissement des tests». Une attente qui devrait être comblée, du moins théoriquement, puisque Berne compte dérouler les prochaines semaines en trois phases. Dont la dernière permettrait de lever les restrictions, pour autant que toutes les personnes qui l'ont souhaité soient vaccinées. (fv)

«Enlevé par les Russes»: la fin tragique de certains «Suisses d’étable»
A partir du milieu du 19ᵉ siècle, les vachers suisses étaient si appréciés dans les domaines agricoles allemands qu’ils étaient qualifiés de «Suisses» (Schweizer) ou «Suisses d’étable» (Stallschweizer), et que le terme de «Suisserie» (Schweizerei) avait remplacé celui de laiterie.
«On cherche Suisse ou fille de ferme expérimentée.» Par cette annonce publiée en 1873, le propriétaire d’un domaine agricole en Allemagne souhaite moins engager une personne de nationalité suisse qu’un bon vacher pour son bétail. D’abord étroitement associé à une imagerie mêlant troupeaux broutant paisiblement l’herbe des riches pâturages helvétiques et meules de fromage d’Emmental, le terme «Suisse» désigne alors en Allemagne la profession de vacher. Il se décline en «Suisse d’étable» (Stallschweizer), «Suisse de montagne» (Oberschweizer) et même «Suisserie» (Schweizerei) pour désigner la laiterie où l’on fabrique et commercialise les produits laitiers.
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