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Politique

Des menaces de mort taguées sur l'hôtel de ville de Lausanne

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Des candidats menacés de mort à Lausanne: «C'est du sérieux»

Des personnalités d'extrême gauche ont été les cibles de menaces de mort samedi matin. Leurs noms ont été tagués sur l'hôtel de ville de Lausanne.
14.03.2022, 13:4014.03.2022, 17:16

«Lorsque j'ai vu ce tag avec mon nom affiché sur le mur de l'hôtel de ville, je me suis dit que là, c'était du sérieux», explique Zakaria Dridi. Le candidat Parti ouvrier populaire (POP) pour le district du Nord vaudois a été choqué par les menaces qui le visaient personnellement et a décidé de porter plainte, partiellement, contre inconnu. La candidate d'ensemble à gauche, Mathilde Marendaz, elle, dénonce sur Twitter «la bassesse des attaques».

Selon le communiqué du POP, ces tags ont été apposés peu avant 8 heures samedi matin et recouverts par les services de la commune à 18 heures le même jour. Zakaria Dridi, 20 ans, directement ciblé, avait déjà reçu des menaces similaires sur son téléphone portable vendredi soir.

«J'ai d'abord reçu des menaces sur Telegram mais je n'ai pas souhaité porter plainte, car cela me paraissait un peu déconnecté de la réalité»
Zakaria Dridi, candidat POP
D'autres inscriptions menaçantes figuraient sur la place de Louve samedi matin.
D'autres inscriptions menaçantes figuraient sur la place de Louve samedi matin.

Le candidat précise que ces menaces par téléphone ne l'ont pas alerté sur le moment, mais la vue de son nom sur le mur de l'hôtel de ville de Lausanne le lendemain a eu un tout autre effet.

«Si ces personnes peuvent faire ce genre de tags, sur la façade d'un bâtiment public, dans un centre-ville très fréquenté, je pense qu'elles n'ont peur de rien»
Zakaria Dridi, candidat POP

Raison pour laquelle le popiste a décidé de porter plainte. Anecdote cocasse pour conclure, les personnes qui ont menacé par messages Zakaria Dridi lui ont réécrit pour l'informer qu'elles n'étaient pas responsables des tags figurant sur l'hôtel de ville.

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«Aujourd’hui, la Suisse est unie dans le cœur»: Parmelin prend la plume
Guy Parmelin s’exprime au nom du Conseil fédéral pour adresser ses condoléances aux proches des victimes de Crans-Montana. Il remercie les secouristes ainsi que les Etats venus en aide.
Permettez-moi, en cette période de profonde tristesse et de grande souffrance, de vous adresser, en toute humilité, quelques mots.

Au nom du Conseil fédéral, le gouvernement suisse, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées. A toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de survivre à la catastrophe, mais qui ne sont désormais qu’au début d’un long et difficile chemin de guérison, nous adressons notre profonde compassion.

Je souhaite m’adresser tout particulièrement aux jeunes. Beaucoup des victimes étaient elles-mêmes jeunes, pleines de projets, d’espoirs et de rêves. Leur vie ne doit pas être réduite à la catastrophe, ni aux circonstances dans lesquelles elle s’est achevée. Elle doit être honorée pour ce qu’elle a été: une promesse, une énergie, une part de notre avenir commun.

Nous devons aux personnes touchées, aux familles et aux proches le respect, la mémoire – et l’engagement de tout mettre en œuvre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas. La justice examine actuellement dans quelle mesure des prescriptions de sécurité ont été enfreintes et en tirera les conséquences. C’est ce que nous devons aux victimes et à leurs proches.

Je tiens également à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur aide, sous des formes diverses. A la police, aux nombreux services de secours et aux sapeurs-pompiers de milice qui ont risqué leur vie lors d’opérations de sauvetage dangereuses et éprouvantes. Et à l’ensemble du personnel médical, dans les hôpitaux en Suisse comme à l’étranger, qui s’occupe depuis des jours, sans relâche, des nombreux blessés graves.

Dans le grand malheur qui nous a frappés et qui — j’ose l’affirmer avec force — a fait de toute la Suisse une communauté unie dans le deuil, nous avons, pour un temps, la possibilité d’être ensemble afin de partager le poids de cette épreuve. Cette solidarité ne rendra pas la charge plus légère, mais si elle peut ne serait-ce qu’un peu contribuer à apaiser la douleur, alors elle trouve pleinement sa raison d’être.

Il est évident qu’aucun pays ne peut affronter seul de telles situations exceptionnelles. La Suisse a donc, conformément aux mécanismes internationaux prévus, sollicité un soutien, après que plusieurs Etats ont proposé leur aide. Des patientes et des patients souffrant de brûlures extrêmement graves ont ainsi pu être transférés des hôpitaux suisses vers des cliniques spécialisées dans le traitement des grands brûlés, dans différents pays européens. Ils y reçoivent les meilleurs soins possibles. Ces traitements dureront des mois, ce qui représente une charge supplémentaire pour les proches. Au nom de la Suisse, je remercie l’ensemble des pays concernés pour leur solidarité.

Aujourd’hui, la Suisse est triste. Mais aujourd’hui, la Suisse est aussi unie dans le cœur. Unie dans le deuil, unie dans le soutien, unie dans la détermination à comprendre et à protéger.

(Ce texte a été publié dans la Schweizer Illustrierte, puis partagé au groupe CH-Media. Il a été adapté de l'allemand par watson)
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