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Pourquoi nous devrions tous «jouer dehors» plus souvent

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Pourquoi nous devrions tous «jouer dehors» plus souvent

Quand je repense à mon enfance, je vois beaucoup plus d'images à l'extérieur qu'à l'intérieur défiler dans mon esprit. Aujourd'hui, des études indiquent que seuls 30% des enfants jouent régulièrement dehors. Même nous, les adultes, sommes loin de raffoler des moments à l'air libre. Pourtant, nous ne serions pas seulement en meilleure santé si nous le faisions, mais aussi plus intelligents. C'est prouvé.
23.07.2021, 07:5823.07.2021, 15:53
Sandra Casalini
Sandra Casalini
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Je le reconnais d'emblée, les souvenirs ne sont pas tous agréables. Le retour de l'entraînement au club de gym (on appelait ça le club des filles à l'époque – mon dieu, que je suis vieille!) dans le noir, sous une pluie battante, parce que mes parents refusaient d'aller quelque part avec moi (en fait, cela faisait juste vingt bonnes minutes)... Les jambes en feu après que la terreur du quartier m'a poussée dans les orties jusqu'aux hanches, au bord du ruisseau (même si je me souviens avec une certaine satisfaction d'avoir frotté mes mains brûlantes sur son visage)... L'entorse au pied lorsque j'ai sauté du cerisier, sur lequel le fermier correspondant m'a malheureusement rattrapé.

Autrefois normal, aujourd'hui impensable

Des heures passées à jouer à cache-cache ou aux «gendarmes et voleurs». Construire un barrage sur le ruisseau. Sauter en longueur depuis la balançoire. Courir autour de la table de ping-pong. Et cette sensation lorsque l'herbe chatouille mes mollets nus, tout en devinant des animaux dans la forme des nuages. Certes, je sais que j'ai aussi joué à l'intérieur. Que j'étais même autorisée à regarder la télévision de temps en temps. L'émission tessinoise «Scacciapensieri» était même le grand moment de ma semaine, le samedi. Mais quand j'y repense, ce ne fut pas l'un des moments forts de mon enfance.

Aujourd'hui, le monde est différent. Seuls 30% de tous les enfants âgés de 5 à 12 ans jouent régulièrement en plein air selon une étude de la Fondation Konrad Adenauer. Leur rayon de déplacement autour de la maison a même diminué de 90% au cours des 30 dernières années. Aujourd'hui, on ne voit d'ailleurs presque plus d'enfants sans parents sur une place de jeu. Ou qui se rendent seuls au village le samedi matin pour aller chercher des croissants à la boulangerie. Ces choses banales de mon enfance sont impensables aujourd'hui.

Jouer fait du bien

«La tendance est aux activités guidées dans les espaces protégés», écrit la Fondation. Nous préférons donc envoyer nos enfants faire du judo, du foot ou de la danse plutôt que de les voir jouer dehors. Et surtout pas sans surveillance. Ce n'est pas une mauvaise chose en soi, puisque l'exercice est sain dans les deux cas. Mais lorsque l'activité se déroule à l'air libre, elle augmente la consommation d'énergie encore davantage qu'à l'intérieur. Sans oublier que cela renforce le système immunitaire (souvenez-vous de mon article sur les allergies!).

Cependant, c'est précisément le jeu sans surveillance et en plein air que les experts considèrent comme très important. Pourquoi?

  1. Il améliore les capacités motrices telles que la mobilité et l'équilibre.
  2. Il encourage les comportements et interactions sociaux.​
  3. Il stimule l'imagination.
  4. Il favorise la concentration et les performances.

Et tout cela ne vaut pas seulement pour les enfants. Selon une étude de l'OMS, l'activité en plein air fait aussi beaucoup de bien aux adultes:

  • Elle réduit les symptômes de la dépression et les états d'anxiété.
  • Elle améliore le sommeil.
  • Elle diminue le risque de maladies cardiaques et de diabète.
  • Elle ralentit la diminution de nos capacités mentales.

L'OMS recommande une moyenne de 2,5 à 5 heures d'exercice en plein air par semaine, soit 21 minutes par jour. Ce que je fais, bien sûr. Puisque je fais du jogging. Toujours sur la même route. Avec des écouteurs. Ou quand je me rends au parcours Vita. Toujours les mêmes exercices. C'est bien joli, mais ce n'est pas vraiment relaxant.

A vrai dire, en écrivant ces lignes, je pense que je devrais me remettre à jouer dehors. Grimper sur des arbres (ok, peut-être pas, l'âge fixe aussi certaines limites physiques). Construire un barrage sur un ruisseau. Jouer à cache-cache et aux gendarmes et voleurs. Et après, m'allonger dans le pré et sentir l'herbe sur mes mollets. Qui veut me rejoindre?

Et vous, quels sont vos souvenirs d'enfance? Combien de temps passez-vous aujourd'hui à l'air libre? Et laissez-vous vos enfants jouer dehors sans surveillance? Racontez-nous tout ça dans les commentaires ci-dessous.

Vidéo: watson/een
lucia hunziker
image: lucia hunziker

A propos de l'auteure:

Sandra Casalini écrit sur à peu près tout ce qui touche à son quotidien – avec une franchise toujours sans pitié et beaucoup d'auto-ironie. C'est d'ailleurs la tonalité de son blog A votre santé, qui paraît une semaine sur deux sur watson. L'approche de Sandra en matière de santé est la même que celle qu'elle a adoptée pour élever ses enfants: elle n'est pas experte mais elle s'en sort plutôt bien dans les deux. Parfois avec de l'aide, parfois sans.

Les textes de Sandra Casalini sont régulièrement publiés dans le magazine pour parents Fritz und Fränzi et dans la Schweizer Illustrierte. Elle donne également un aperçu hebdomadaire de sa vie avec des ados sur le blog de la Schweizer Illustrierte intitulé Der ganz normale Wahnsinn («La folie ordinaire»).
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Au premier regard, on ne se douterait pas que le Valais eût occupé une fonction importante dans les guerres de Bourgogne. C’est pourtant le cas. Le Valais jouait à cette époque – et joue aujourd’hui encore – un rôle capital du fait de sa position géographique. Implanté dans un réseau complexe de sommets alpins, de fleuves et de plaines, et bordé des falaises du Rhône, fleuve fertile, le Valais est protégé par le col du Grand-Saint-Bernard et le col du Simplon. Exercer un contrôle politique sur le Valais assurait à ceux qui régnaient sur la région d’énormes richesses et avantages stratégiques.

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