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Vos journalistes préférés lisent.
Vos journalistes préférés lisent. Image: sda

Vous ne savez pas quoi lire? Voici les conseils des journalistes de watson

27.03.2022, 15:5728.04.2022, 12:20
Team watson
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Harry Potter et l'ordre du phénix

Jonas Follonier

Passées ma revue de presse du matin, mes lectures d'articles et d'essais d'actualité dans la journée et la prose plus littéraire que je goûte souvent en fin de journée, la saga Harry Potter de J. K. Rowling s'est réinvitée dans ma vie depuis quelques semaines. Eh oui. Quel plaisir de me replonger dans cet univers qui m'a tant accompagné enfant!

Outre la grande vertu de me faire penser à autre chose juste avant de dormir, lire ces romans avec un regard d'adulte permet d'y déceler des richesses à côté desquelles on passe en étant môme: l'importance du passé (les personnages principaux doivent toujours se replonger 20, 30, 50 ans en arrière pour comprendre le présent), l'éloge du mérite face aux déterminismes en tous genres, la définition exigeante du courage comme vertu... Spéciale dédicace au tome 3 (Le prisonnier d'Azkaban)... ainsi qu'au tome 5 (L'ordre du phénix), qui occupent actuellement mes fins de soirées de moldu mordu au monde des sorciers.

J’ai choisi la dépression: la méthode infaillible pour ne plus se relever de son canapé

Marie-Adèle Copin

En ce moment, je lis un livre fort instructif qui s’appelle J’ai choisi la dépression: la méthode infaillible pour ne plus se relever de son canapé. C’est un genre de manuel qui donne plein d’astuces pour cultiver l’angoisse et la solitude.

Il y a également des illustrations très sympathiques qui montrent le look du dépressif (pyjama ou jogging et une couverture qui sert de bavoir/mouchoir et qui vous protégera du monde hostile.) C’est évidemment de l’humour noir. C’est bien écrit et très drôle. D’ailleurs, dans la même collection, il y a: Comment traumatiser votre enfant. Je ne l’ai pas encore lu (parce que je n’ai pas encore d’enfant) mais je le garde précieusement dans ma bibliothèque. Je vous en parlerai le jour venu.

Le sommet des dieux

Saïnath Bovay

Ca faisait très longtemps que je n’avais pas relu de manga, préférant dans la bande dessinée ce qu'on appelle les romans graphiques, n’étant pas friand des œuvres en plusieurs tomes. Néanmoins, j’ai toujours été un grand fan de Jiro Taniguchi, qui à mes yeux est sans doute un des plus grands auteurs du 9ème art.

Récemment est sortie sur Netflix l’adaptation française du Sommet des dieux en film d’animation, qui a d’ailleurs remporté un César (injustement rangé dans la rubrique animation, tant il aurait pu rafler le meilleur film) cette année. Ayant adoré le récit sur le petit écran, j’ai décidé de lire cette œuvre qui m’a fait longtemps de l’œil mais qui m’avait souvent rebuté vu l’épaisseur de l’œuvre soit 5 tomes bien épais et quelque 1600 pages au total.

Le point de départ de l’histoire, c’est la découverte d’un vieil appareil photo par un photographe féru d’alpinisme dans les années 90 à Katmandou. Il découvre que cet appareil avait été emporté en 1924 par deux alpinistes bien réels qui s’apprêtaient à gravir le sommet de l’Everest, portés disparus en montagne. La question est de savoir s'ils ont réussi à atteindre le sommet, ce qui pourrait changer l’histoire de l’alpinisme en faisant d’eux les premiers à y être arrivé. S’ensuivent des rencontres et l’ascension de l’Everest, avec tous les dangers qui en découlent.

Le Sommet des dieux est avant tout une histoire de dépassement de soi et de questionnement philosophique: que poursuit-on quand on repousse sans cesse ses limites?

Bref, si vous aimez la montagne, foncez. (En fait foncez sur n’importe quelle œuvre de Jiro Taniguchi)

Keanu Forever: 50 Reasons Your Internet Boyfriend Keanu Reeves Is Perfection

Margaux Habert

J’ai acheté ce livre (en anglais) à New York il y a quelques mois et depuis, ma vie est plus douce, les couleurs sont plus belles, la nourriture est meilleure. Il n’y a pas beaucoup de texte; les mots ne suffisent pas pour rendre hommage à Keanu Reeves, l’incarnation de la perfection.

Ce sont principalement des collages, réalisés avec un talent certain, qui habillent ces cinquante raisons qui prouvent que Keanu Reeves, your internet boyfriend, est un dieu vivant. Je pense que les personnes derrière cet ouvrage se sont arrêtées à cinquante raisons pour ne pas avoir la déforestation de l’Amazonie sur la conscience. Bravo et merci à elles. On y apprend que Keanu, a.k.a. Dieu, a appris à surfer pour le film Point Break, que son nom signifie «petite brise sur la montagne» en hawaïen, ou encore qu’il aime les bébés chiens (mais rassurons-nous, il aime aussi les chats).

Ce n’est pas un livre que je bouquine avec assiduité; il traîne à la salle de bain et fait partie de ma collection «machins à feuilleter sur le trône». Et je pense qu’admirer des collages de Dieu en étant sur un trône, c’est quand même un peu la perfection. Keanu, I love you.

Billy Wilder et moi

Julien Caloz

Jonathan Coe fait partie des auteurs dont j'ai lu tous les livres, c'est à dire que je lui ai fait une bonne place dans ma bibliothèque, où ses œuvres côtoient celles d'Emmanuel Carrère, d'Haruki Murakami, d'Irvin Yalom, de Dag Solstad ou encore de William Boyd, pour ne citer que quelques-uns de mes auteurs préférés.

Je n'avais pas encore lu Billy Wilder et moi, le dernier roman de Jonathan Coe, publié en français l'année dernière. Je répare cet oubli depuis quelques jours. J'ai tout de suite aimé les premières pages, le récit s'ouvrant sur une scène de vie, un peu comme dans La vie très privée de Mr. Sim (quoi que celle-ci est nettement moins tragique).

L'histoire, ensuite, est un hommage au réalisateur Billy Wilder, dont on découvre la vie dans une sorte de fausse biographie écrite par Jonathan Coe, lui-même grand admirateur de son héros. Il m'est difficile de vous en dire plus sur le contenu, n'ayant pas encore terminé la lecture, mais on retrouve dans cet ouvrage le style de l'auteur britannique, tout à la fois son ironie, sa finesse, son humour et le grand soin apporté aux dialogues.

Mon année de repos et de détente

Alice Rizzo

J'ai beaucoup aimé Mon année de repos et de détente d'Ottessa Moshfegh. C’est l’histoire d’une jeune fille de 26 ans qui décide de tout plaquer pour entamer une longue hibernation en s’assommant de médicaments. Le but? Repartir à zéro, se renouveler mentalement et physiquement. C’est le roman existentialiste du 21ᵉ siècle par excellence.

Avec l’aide du Dr Tuttle, son psychiatre qui a toujours son carnet d'ordonnances à portée de main, elle se fait prescrire des somnifères sous prétexte qu’elle n’arrive pas à dormir: Neuroproxin, Maxiphenphen, Valdignore, Silencior, Seconol, Nembutal, Valium, Librium, Placydil, Noctec, Miltown, tout y passe.

Et puis, les jours et les mois défilent et on se sent de plus en plus déconnectés du monde réel. Le temps n’a plus d’importance, on sait rarement l’heure qu’il est. On se réveille en pleine nuit pour aller manger une pizza, et on se rendort d’une gorgée de somnifères. Seul retour à la réalité? Reva, la meilleure amie boulimique qui vient nous voir de temps en temps, et nous raconte sa vie.

C'est de l'humour noir, drôle et bien écrit. La fin, une claque, complètement inattendue, qui m’a fait beaucoup pleurer. J’en suis ressortie, comme la narratrice, renouvelée, changée.

La trajectoire des confettis

Alberto Silini

Un femme attirée par les adolescents inexpérimentés, un homme qui a eu plus de 600 partenaires sexuels, un père incapable d'être fidèle et un garçon qui change de copine chaque six mois: ce ne sont que quelques-uns des personnages de La Trajectoire des Confettis. Cela peut paraître désordonné et terriblement gratuit (genre «je-suis-tellement-transgressif-parce-que-je-parle-de-sexe»), mais il n'en est rien.

Le premier livre de la Québécoise Marie-Eve Thuot est un roman familial qui dresse, sur cinq générations, de 1899 à 2026, le portrait d'une famille des plus dysfonctionnelles. A la fois drôle et tragique, touchant et absurde, le livre fait allégrement voler en éclats les mythes de la famille et de l'amour, se perdant dans une multitude de personnages entreliés à l'origine de mille anecdotes, side-stories et événements improbables. C'est la beauté de ce roman: il ne se passe pas grand-chose, il n'y a pas de grandes aventures, pourtant l'intrigue mobilise des sensations et des sentiments universels, le tout sur un ton léger et extrêmement fluide. Autre avantage non négligeable: sa structure en chapitres très courts fait en sorte qu'il se consomme comme une série télé. Et en plus ça se passe au Québec, c'est relativement inhabituel.

Le dernier jour d'un condamné

Chiara Lecca

Paris, 19e siècle, place de la Grève. Un lieu qui s’applique aussi bien à l’euphorie qu’à l’effroi. Un auteur, un récit, une guillotine. Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo, datant de 1828, conte l’histoire des dernières pensées d’un homme condamné à mourir. Le livre, qui a pour seul sujet la mort, est inspiré d’une force inespérée pour oser philosopher du caractère impensable.

Je l’ai dévoré en un jour. Ce livre est un véritable ascenseur émotionnel, ne soyez donc pas surpris de verser quelques larmes. Nous sommes parfois plus proches du bois de justice que nous le pensons.

C’est sur des paroles de Victor Hugo que nous tâcherons de méditer sur les cicatrices laissées par un passé honteux: «On peut avoir une certaine indifférence sur la peine de mort, ne point se prononcer, dire oui et non, tant qu'on n'a pas vu de ses yeux une guillotine.»

L’Affaire Alaska Sanders

Marine Brunner

Ben oui, fallait bien que quelqu'un le cite... Le nouveau roman de Joël Dicker se trouve en effet sur ma table de chevet cette semaine - ce qui m'a valu d'essuyer pas mal de railleries, notamment de la part de mes collègues bien aimés (💔).

Je lis religieusement chaque sortie de Dicker depuis que je l'ai découvert en 2012, dans la foulée du succès de son roman La Vérité sur l'affaire Harry Québert - que j'avais adoré, dévoré et même relu à plusieurs reprises.

Depuis, l'auteur genevois ne cesse de me décevoir. A chaque nouveau livre, c'est pire. Je tente désespérément de retrouver ce qui m'avait plu dans son premier roman: sa capacité à me plonger dans une ambiance, visualiser précisément les lieux, sentir les odeurs, avoir quasiment les goûts en bouche, à me tenir en haleine avec une histoire passionnante et bien ficelée.

Malheureusement, pour celui-là, c'est encore raté. Malgré une trame narrative bourrée de rebondissements, j'ai échoué à apprécier. Cette recommandation est donc en fait une décommandation.

Enfin... pas tout à fait: si vous n'êtes pas trop regardant sur le style, foncez. Mais pour ça, il y a toujours Marc Lévy.

Un peu d'amour dans ce monde de brutes?

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Un peu d'amour dans ce monde de brutes?
source: boredpanda
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