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Notre avis sur «Midnight Club», la série hantée de Netflix

Notre avis sur «Midnight Club», la série hantée de Netflix
Il n'est pas venu le temps de chanter autour d'un petit feu, c'est l'heure de voir la mort en face pour nos amis du Midnight Club.Image: Netflix
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Netflix: «Midnight Club», maison hantée et confessions intimes

La nouvelle création de l'excellent créateur et réalisateur Mike Flanagan est enfin là. Midnight Club est une série ado avec son lot de réflexions et son manoir au passé trouble.
08.10.2022, 12:0209.10.2022, 12:24
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Septembre 1994, à Sacramento. Ilonka (Iman Benson) est partie avec une amie à une fête étudiante, la tignasse décolorée en rouge et l'euphorie des beuveries estudiantines dans le baluchon. Mais la joie des soirées enivrantes et enivrées va rapidement laisser place au chaos: la future étudiante de Stanford et fan de littérature victorienne va tousser du sang. Le diagnostic tombe: cancer de la thyroïde.

Des bancs universitaires à la chimio, Ilonka va passer le cap des 18 ans dans un lit à combattre les métastases. Désormais en phase terminale, elle laissera sa curiosité la guider jusqu'au centre de soins palliatifs de Brightcliffe, un établissement réputé qui traverse les époques. Au milieu des articles de journaux compulsés, elle découvre le cas Julia Jayne, une jeune femme qui s'est miraculeusement (et mystérieusement) remise d'un cancer incurable.

Manoir hanté et confessions nocturnes

Une fois sur place, Ilonka rencontre les patients, des jeunes comme elles en attente d'une mort prochaine. Les huit pensionnaires se retrouvent chaque soir à minuit, pour se raconter des histoires de fantômes inventées (ou non). Une forme de thérapie et de vitrine intéressante pour le spectateur: une manière de découvrir les destins et les histoires des personnages principaux. Des moments intimes et des confessions que Flanagan orchestre habilement, narrant une série dans la série, imbriquant des histoires les unes dans les autres. Une poupée russe narrative qui plaît.

Igby Rigney dans "Midnight Club".
Quand les voix se font trop fortes. Image: Netflix

Passer par l'imagination pour se raconter, laisser les fantômes d'une bâtisse parler; l'exploration du manoir passe par de nombreuses interrogations, comme le rapport à la mort pour des jeunes conscients que la fin est proche. Le charisme et la justesse des acteurs et actrices injectent une sacrée ration de sensibilité au récit.

Le mélodrame se pointe et prend le dessus sur les jumpscares. En usant des histoires pour se mettre à nu, Ilonka, Anya (excellent personnage joué par Ruth Codd), Spence, Amesh et compagnie soulagent leur peine et exorcisent la mort. L'hospice lui-même couve des intentions morbides. Anya, la colocataire furibonde d'Ilonka, voit le temps défiler et les patients s'envoler. Et bien que l'idée de se raconter soi-même est originale, The Midnight Club souffre légèrement de ces pas de côté narratifs qui nous détournent de l'intrigue centrale.

Les maisons hantées, Mike Flanagan les adore. 2022 est un retour dans une tonalité semblable à The Haunting of Hill House ou The Haunting of Bly Manor pour le créateur. Ici, avec The Midnight Club, le centre de soins palliatifs est une porte sur des ombres évanouies mais stagnantes au fil des ans.

La bande-annonce

Vidéo: watson

Outre la mort omniprésente, la foi, la religion et la mythologie reviennent sur la table. Flanagan, flanqué de nouveau statut de Maître de l'horreur, s'attaque intelligemment à ces thématiques tout en déroulant doucement son intrigue - comme d'habitude, il persévère en aérant les épisodes grâce à des dialogues qui peuvent s'étirer.

Cocktail riche

Midnight Club est un bon cocktail de teen drama gorgé de mélodrame et teinté d'horreur. La recette fait souvent mouche avec Flanagan, elle est assez riche pour vous divertir, tout en vous attirant délicatement dans les tréfonds d'une maison valdinguant entre souvenirs et présent mélancolique. Et ce petit susucre qui anime Ilonka (et nous avec): qui sont ces fantômes, les ombres, les voix qui se font de plus en plus insistantes? Le cas de Julia Jayne qui ne cesse de poursuivre Ilonka, révèle des couches et une multiplicité de chemins de traverse pour s'enfoncer dans les couloirs sombres (parfois changeants et anachroniques) d'un lieu hypnotisant.

C'est à travers des contes et le vertige de l'adolescence, l'inquiétude de l'après que la série architecture une frontière délicieuse entre la lumière et les sous-sols. Des voix d'outre-tombe se font entendre et le déchirement de l'absence rattrape par le colback une poignée d'ados en souffrance. The Midnight Club n'est peut-être pas la plus grande réussite de Mike Flanagan, mais elle souligne un rapport doux et amer à la vie et à la mort, tout en gardant son aspect horrifique et divertissant.

La série est à voir intégralement sur Netflix depuis le 7 octobre.

La bande-annonce de The Bear

Video: watson
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