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Licenciements chez Swiss: «On s'y attendait, c’était imminent»

Genève, février 2020
Genève, février 2020 image: Keystone

Licenciements chez Swiss: «On s'y attendait, c’était imminent»

Confrontée au manque de passagers, Swiss va licencier une partie de son personnel. En tout, depuis 2020, la compagnie aérienne aura supprimé un cinquième de ses effectifs. watson a joint la présidente du syndicat du personnel de cabine, sévèrement touchée par ces mesures.
06.05.2021, 16:3510.06.2022, 10:58
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Dans sa communication de ce jour, annonçant une sévère coupe dans son personnel, Swiss invoque le Covid et évoque le «Monde d’Après». Filiale de l’allemande Lufthansa, la compagnie aérienne helvétique, confrontée au principe de réalité (le manque cruel de passagers), prône le principe d'espérance (ça ira mieux demain). Quand la situation le permettra, elle réembauchera, veut-on croire côté syndical, mais pour l’heure, elle envisage une réduction d’effectifs qui devrait toucher jusqu’à 780 collaborateurs, l’équivalent de 650 temps pleins, a-t-elle annoncé jeudi matin.

Ajoutées aux emplois déjà supprimés depuis 2020, pour cause de pandémie, les pertes se chiffrent à plus de 20% du total des postes par rapport à 2019. 20%, c’est aussi la baisse attendue de la demande globale à moyen terme. Quant à la flotte d’avions, elle devrait diminuer de 15%.

Avec 400 postes supprimés, le personnel de cabine paie le plus lourd tribut à la restructuration en cours. Kapers, le syndicat du secteur (75% de femmes), a accueilli fraîchement la décision du transporteur aérien, même si, affirme sa présidente Sandrine Nikolic à watson, il s’était préparé à ce type d'annonce. «C’était imminent, d’autant plus que les RHT doivent s’arrêter au mois d’août», explique la syndicaliste.

Ces licenciements doivent contribuer au plan d’épargne de 500 millions de francs, auquel Swiss s’est astreint, fait valoir la compagnie, qui entend «préserver sa compétitivité et sa capacité d’investissement à long terme». Outre 400 postes en cabine, 200 autres au sol et 120 pilotes devraient être touchés par les mesures d’économie.

Un accord, précédemment signé par Kapers avec la direction, prévoit que les mères seules et les salariés de plus de 50 ans, licenciés à échéance de trois mois, soient exemptés de travail de manière à disposer de temps pour la recherche d’un nouvel emploi. Une façon de limiter la «casse humaine» serait de faire passer un certain nombre de futurs licenciés du régime de salarié à celui de préretraité.

Le syndicat Kapers mise sur un «back in the air», autrement dit, un fort retour des passagers dans les avions. «C’est pourquoi, nous militons pour l’instauration d’un passeport sanitaire», explique Sandrine Nikolic.

Aux Etats-Unis, réputés pour la flexibilité de l’emploi, deux compagnies aériennes, United Airlines et American Airlines, devaient réembaucher une partie de leurs milliers de salariés licenciés, condition posée par le gouvernement américain à l’allocation d’aides, se comptant en milliards de dollars. «Chez Swiss, une clause permet le retour à l’emploi pendant trois ans après un licenciement», précise Sandrine Nikolic, qui aimerait tant pouvoir prendre l’avion cet été pour partir en vacances. Ce serait bon signe. L’an dernier, son vol avait été annulé pour les raisons que l’on connaît.

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