International
Afrique

Au moins 700 personnes ont été tuées dans les combats en RDC

Des militaires du groupe M23, à Goma.
Des militaires du groupe M23, à Goma.Keystone

Au moins 700 personnes ont été tuées dans les combats en RDC

Les combats pour la prise de la ville de Goma, située dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont fait au moins 700 morts en cinq jours, selon l'ONU.
31.01.2025, 20:3531.01.2025, 20:35

Au moins 700 personnes ont été tuées et 2800 blessées lors des combats pour le contrôle de la ville de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) entre dimanche et jeudi, a indiqué vendredi un porte-parole de l'ONU.

«L'Organisation mondiale de la Santé et ses partenaires, avec le gouvernement, ont mené une évaluation, entre le 26 janvier et hier, et rapportent que 700 personnes ont été tuées et 2800 blessées», a déclaré Stéphane Dujarric, estimant que ces chiffres «devraient augmenter».

A Goma, ville du Nord-Kivu conquise cette semaine par le groupe armé M23 et l'armée rwandaise, «la situation reste tendue et volatile, avec des tirs occasionnels», mais la situation est globalement plus calme, a commenté de son côté le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU Jean-Pierre Lacroix lors d'une conférence de presse, soulignant les problèmes causés par les munitions non explosées après plusieurs jours de combat.

«Ils avancent vite»

Il s'est d'autre part inquiété de l'avancée du M23 et des forces rwandaises désormais vers le sud, vers la grande ville de Bukavu dans le Sud-Kivu

«Selon mes informations, le M23 et les FDR (forces armées rwandaises) sont environ à 60 km de Bukavu et avancent vite», a-t-il noté, évoquant le risque de la prise de l'aéroport de Kavumu, un peu plus au sud.

«Nous sommes inquiets, non seulement en ce qui concerne l'est de la RDC, mais si vous regardez le passé, cela risque de déclencher un conflit régional plus large.»
Jean-Pierre Lacroix

«C'est pour ça qu'il est de la plus haute importance que tous les efforts diplomatiques soient faits pour éviter cela et parvenir à une cessation des hostilités», a-t-il plaidé. (ats)

Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Cette «apocalypse fécale» nuit à la réputation de Poutine en Russie
Une grande ville russe s'enfonce dans la pestilence et les immondices, et ses 200 000 habitants se battent pour obtenir de l'eau. Les autorités, elles, ne réagissent pas. Pourtant, la catastrophe s'annonçait depuis longtemps.
La grande ville d'Engels, dans l'ouest de la Russie, est en état d'urgence depuis le 29 avril. Des eaux usées nauséabondes s'écoulent des égouts de la ville, située sur les rives de la Volga, et inondent les rues. Par endroits, la boue a désormais atteint la hauteur des genoux. De premiers appartements ont été inondés. Des médias locaux parlent d'une «apocalypse fécale». 200 000 personnes doivent se passer d'eau courante et d'un système d'égouts fonctionnel.
L’article