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Un Chinois se tient devant les chars qui descendent le boulevard Cangan, devant l'hôtel Beijing, près de la place Tiananmen, en Chine, le 5 juin 1989. Les chars ont arrêté momentanément leur progression alors qu'il pleurait et implorait la fin de la tuerie dans la capitale chinoise.

Le 5 juin 1989, Un Chinois se tient devant les chars qui descendent le boulevard Cangan, devant l'hôtel Beijing, près de la place Tiananmen, en Chine. Image: AP NY

Hong Kong cède une nouvelle fois à l’influence chinoise

Pour la deuxième année consécutive, la police hongkongaise a pris la décision de bannir la traditionnelle veillée de Tiananmen. Cette fois, les raisons sont politiques.



Hong Kong sert encore la vis. Dans un contexte de reprise en main musclée de la ville par le pouvoir chinois, les autorités hongkongaises suppriment à nouveau la veillée de Tiananmen, très mal vue par Pékin. Il paraît évident que cet événement dérange. D'ailleurs, ce refus intervient deux jours après que la police de la ville chinoise de Macao l'a également interdit.

Les raisons? Cette manifestation risque d’inciter à la rébellion et à la contestation du pouvoir en place. L’ingérence chinoise à Hong Kong est connue et subie depuis quelques années déjà, comme le démontrent les manifestations et actions quotidiennes de la population de juin à décembre 2019.

Mais la veillée de Tiananmen, c'est quoi?

La veillée de Tiananmen commémore la sanglante intervention de l’armée chinoise dans la nuit du 3 au 4 juin 1989 à Pékin. Elle mit fin à sept semaines de manifestations d’étudiants et d’ouvriers prodémocratie dénonçant la corruption en Chine. Cette répression causa la mort de plusieurs centaines de personnes. Elle est organisée depuis 30 ans par l’Alliance Hong Kong.

Braver l’interdiction malgré le Covid-19

Le désaccord avec cette politique ne date pas d’hier. Même si les autorités avaient annulé la commémoration de Tiananmen en 2020 en prétextant la lutte contre le Covid-19. Des dizaines et milliers de personnes avaient bravé l’interdiction en se ressemblant dans le parc Victoria. 24 activistes du mouvement prodémocratie sont poursuivis judiciairement. Parmi eux, Joshua Wong, figure du mouvement, a écopé d'une peine de 10 mois de prison. (ats/fag)

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source: sda / rebecca blackwell
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