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La Birmanie pourrait bien entrer en «guerre civile»

Anti-coup protesters gesture with a three-fingers salute, a symbol of resistance during a demonstration during by police crack down in Thaketa township Yangon, Myanmar, Saturday, March 27, 2021. (AP Photo)

Image: sda

L'ONU a mis en garde, mercredi, contre un risque de «guerre civile» en Birmanie. Depuis le coup d’État du 1er février, plus de 520 civils ont été tués.



La Birmanie est confrontée à un risque «sans précédent» de «guerre civile», a déclaré mercredi l'émissaire de l'ONU, Christine Schraner Burgener. La Suissesse a appelé le Conseil de sécurité à utiliser «tous les moyens» pour éviter une «catastrophe» et un «bain de sang».

«Cela risque de se passer sous nos yeux, et un échec à éviter une nouvelle escalade dans les atrocités coûtera au monde beaucoup plus, sur le long terme», qu'une action immédiate, a déclaré l'envoyée spéciale du secrétaire général de l'ONU pour la Birmanie, lors d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité.

«La cruauté des militaires est trop grave et de nombreuses organisations armées ethniques manifestent clairement leur opposition, renforçant le risque de guerre civile à un niveau sans précédent. Un bain de sang est imminent», a-t-elle encore prévenu.

Le Conseil est appelé ainsi à envisager tous les moyens à sa disposition, pour prendre des mesures collectives et faire ce qu'il faut «afin d'éviter une catastrophe multidimensionnelle au coeur de l'Asie».

Conseil de sécurité divisé

Les membres du Conseil de sécurité sont toutefois divisés. Si les Etats-Unis et le Royaume-Uni viennent d'annoncer une nouvelle salve de sanctions, la Chine et la Russie ont refusé de condamner officiellement le putsch.

Rappelant le bilan de «plus de 520 personnes tuées» dans la répression des manifestations contre le coup d'Etat militaire de début février, l'émissaire de l'ONU a dit «craindre» des développements «encore plus sanglants», car le chef de l'armée «semble résolu à consolider sa mainmise illégale sur le pouvoir par la force».

La répression militaire en Birmanie en images

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La répression militaire en Birmanie en images
source: sda / lynn bo bo
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Amnesty International dénonce les dérives de la junte militaire en Birmanie, à l'origine du coup d'État du 1er février. L'ONG pointe notamment le recours à des armes de guerre contre les manifestants pro-démocratie.

L'organisation de défense des droits fondamentaux a expliqué avoir analysé 55 vidéos montrant que «la force létale est utilisée de manière planifiée, préméditée et coordonnée» par l'armée birmane.

Une vidéo publiée sur Facebook le 28 février, montre un soldat donner son fusil à un policier se trouvant à ses côtés. Ce dernier vise et tire, semblant provoquer une réaction de joie parmi les forces de l'ordre présentes. Amnesty y voit «non seulement un mépris flagrant pour la vie humaine …

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