DE | FR

Plus de 500 civils tués en Birmanie depuis le coup d'Etat

Image: EPA
Plus de 500 civils, dont de nombreux étudiants et des adolescents, ont été tués par les forces de sécurité depuis le coup d'Etat militaire du 1er février en Birmanie.
30.03.2021, 06:0330.03.2021, 06:38

Un véritable bain de sang. L'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP) « confirme 510 décès» et précise que le bilan «est probablement beaucoup plus élevé». Des centaines de personnes, arrêtées ces deux derniers mois, sont portées disparues.

Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU

Face à cette répression, Washington a annoncé la suspension immédiate d'un accord-cadre sur le commerce et les investissements. Celui-ci avait été conclu en 2013 avec la Birmanie, et sera suspendu jusqu'au rétablissement d'un gouvernement «démocratiquement élu».

La France, quant à elle, a dénoncé «la violence aveugle et meurtrière» du régime et exigé la libération de «tous les prisonniers politiques». Aung San Suu Kyi, est toujours prisonnière et mise au secret. Londres a pour sa part demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, qui se déroulera mercredi 31 mars, à huis clos.

Communauté internationale divisée

Mais les généraux birmans ont jusqu'à présent fait la sourde oreille aux protestations et aux sanctions occidentales. Ils ont pu aussi compter sur les divisions de la communauté internationale. La Chine et l'Inde ont refusé de condamner formellement le coup d'Etat.

La Russie maintient ses liens étroits avec la junte: le vice-ministre de la Défense Alexander Fomin a participé samedi au défilé annuel des forces armées birmanes. Le Kremlin s'est certes inquiété du nombre «croissant» des morts, mais a déclaré que la Birmanie restait un «allié fiable et un partenaire stratégique» avec lequel il souhaite renforcer ses relations militaires.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a exhorté la communauté internationale à «plus d'unité» et «plus d'engagement» pour faire pression sur la junte. (ats)

La répression militaire en Birmanie en images

1 / 6
La répression militaire en Birmanie en images
source: sda / lynn bo bo
partager sur Facebookpartager sur Twitterpartager par WhatsApp
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Sur TikTok, il faudra désormais payer pour voir les lives des influenceurs
TikTok innove avec un nouvel outil qui rappelle la formule qui a fait le succès de Twitch, la plateforme de streaming de parties de jeux vidéo sur laquelle seuls les abonnés ont accès aux sessions en direct.

La plateforme de partage de contenus vidéos TikTok va proposer des abonnements payants pour accéder aux sessions live de créateurs de contenus. La nouvelle fonctionnalité sera testée à partir de jeudi, a annoncé la plateforme dans une vidéo.

L’article