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Scandale des Ouïghours: Uniqlo dit ne pas recourir au travail forcé

Uniqlo Ouïghours Chine marque prêt-à-porter Japon travail forcé

Image: Shutterstock

Sous le feu des critiques concernant sa main d'oeuvre, la marque japonaise de prêt-à-porter Uniqlo a réaffirmé qu'il n'y avait pas de travail forcé dans ses chaînes d'approvisionnement.



Uniqlo est une des sociétés visées par une enquête récemment ouverte en France. La marque japonaise de prêt-à-porter, par ailleurs équipementier principal de Roger Federer, continue à nier tout travail forcé, par la communauté des Ouïghours (Chine), dans ses chaînes d'approvisionnement.

«L'ouverture d'une enquête française sur des accusations de travail forcé des Ouïghours ne nous a pas encore été notifiée. Quand ce sera le cas, nous coopérerons totalement avec les enquêteurs pour réaffirmer qu'il n'y a pas de travail forcé dans nos chaînes d'approvisionnement.»

Communiqué de la marque Uniqlo

Trois autres groupes de textile soupçonnés

Uniqlo a rappelé qu'il menait des inspections avec des tiers pour s'assurer que des droits humains ne sont pas violés par ses fournisseurs.

Ces contrôles «n'ont pas fourni la preuve de travail forcé ou de toute autre violation des droits humains chez aucun de nos fournisseurs», toujours selon l'entreprise japonaise, rappelant que s'il y avait une telle preuve, elle cesserait toute relation d'affaires avec le fournisseur en question.

L'enquête ouverte fin juin en France par le pôle «Crimes contre l'humanité» du parquet national antiterroriste vise aussi trois autres groupes de textile: l'espagnol Inditex (Zara), le français SMCP et le groupe américain Skechers.

Une tolérance zéro

Cette enquête pour «recel de crimes contre l'humanité», dont le lancement a été confirmé jeudi à l'AFP par une source judiciaire, se fonde sur une plainte déposée en avril par l'association anticorruption Sherpa, le collectif Ethique sur l'étiquette, l'Institut ouïghour d'Europe (IODE) et une Ouïghoure ayant été internée dans le Xinjiang.

Inditex et SMCP avaient réfuté jeudi les accusations de ces plaignants. Le géant espagnol Inditex a également souligné dans un communiqué que «des contrôles de traçabilité rigoureux sont menés au sein du groupe». Ces contrôles «ont permis de vérifier que les allégations provenant de cette plainte sont infondées», a précisé Inditex, qui dit observer «une tolérance zéro à l'égard de toute forme de travail forcé». (ats)

En attendant la tolérance zéro, voici Copin comme cochon: le small talk

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