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Une marque de vêtements à Hong Kong incite à la violence selon Pékin

A portrait and the statues named

L’année dernière, Herbert Chow a refusé de retirer une statue de manifestants qui trônait dans l'un de ses magasins Image: AP

Depuis 1990, la marque hongkongaise Chickeeduck produit des coussins, des t-shirts et tout un tas d'objets avec des caricatures de canards, mais depuis la reprise en main de Pékin sur le territoire, les affaires se sont corsées pour son gérant.



Les caricatures ne sont pas la tasse de thé du parti communiste chinois. Herbert Chow en sait quelque chose. Ce gérant de la marque hongkongaise Chickeeduck doit, désormais, trouver un pays où faire fabriquer ses produits. Plus de 10 000 de ses articles taxés d'«inciter à la violence» ont été saisis.

A première vue, ses produits sur lesquels figurent notamment des oiseaux jaunes tenant des parapluies surmontés d'un «I love HK» ou un poulet portant un drapeau n'ont rien de subversif. Cependant, avec les événement politiques qui ont secoué Hong Kong en 2019, ces dessins sont un clin d'oeil évident au mouvement pro-démocratie. De quoi déplaire à Pékin, qui a lancé une vaste campagne de répression à l'encontre de toute dissidence.

«Je ne vois pas en quoi les autorités chinoises ont intérêt à essayer d'empêcher quelque chose comme ça d'aller à Hong Kong»

Herbert Chow

Chow ne nie pas vouloir envoyer des messages. Ainsi, les cinq canetons en train de nager représentés sur un sac sont une claire allusion au slogan des manifestants «Cinq demandes, pas une de moins».

Répression

Les difficultés que rencontre Chow témoignent de la manière dont la situation a changé à Hong Kong semi-autonome depuis l'immense mouvement pro-démocratie de 2019. Désormais, certains propos et opinions peuvent valoir de graves ennuis à des personnes et des entreprises.

"Nous ne voulons pas que les habitants de Hong Kong s'habituent à des choses aussi ridicules".

Herbert Chow

Chow est né dans une famille originaire de Chine continentale qui a émigré à Hong Kong. Il confie au South China Morning Post qu'il se considère comme un «Chinois de Hong Kong» et dit être un militant pro-démocratie modéré. Au départ, il n'était pas politiquement impliqué mais les manifestations de 2019 ont tout changé...

Herbet Chow, lors de l'installation de la statut «Lady Liberty», l’année dernière, dans un de ses magasins. rachel cheung

Notamment, l'année dernière, il a fait les gros titres pour avoir refusé de retirer une statue de manifestants qui trônait dans l'un de ses magasins. Le centre commercial a réagi en refusant de lui renouveler son contrat. (ga)

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