International
Commentaire

Midterms 2026: watson sillonne les Etats-Unis

Jusqu’au 3 novembre et les élections de mi-mandat, watson sillonne les Etats-Unis.
Jusqu’au 3 novembre et les élections de mi-mandat, watson sillonne les Etats-Unis.image: watson
Commentaire

«Merci de venir nous voir!»: les Américains sont à bout de nerfs

Le 3 novembre, les Etats-Unis pourraient changer de visage, du moins de dynamique. Alors que le président subit une impopularité record et les sondages prédisent une victoire des démocrates aux élections de mi-mandat, watson en a profité pour sauter dans une jeep et rencontrer des Américains étouffés par le coût de la vie et souvent éclipsés par une politique nationale épuisante.
26.10.2026, 16:5726.10.2026, 17:10

Depuis 2024 et l’élection présidentielle, watson s’envole chaque année plusieurs semaines au pays de l’Oncle Sam pour planter son thermomètre dans le moral des Américains. Un réflexe abandonné par près de 11% des étrangers (chiffres au mois d’août 2026), crispés par la politique clivante d’un président aussi imprévisible qu’omnipotent.

C’est un fait, depuis le second déménagement de Donald Trump à la Maison-Blanche, les Etats-Unis ne font plus rêver et sa population est, à tort, considérée comme un seul bloc de demeurés aveuglément à sa botte. C’est d’autant plus faux qu’à quelques enjambées d’élections de mi-mandat sous haute tension, la confiance des conservateurs envers le gourou MAGA s’érode à vue d’œil.

Non seulement une majorité d’électeurs républicains estime que les politiques économiques de l'administration pèsent sur leur pouvoir d’achat, mais de nombreux candidats rouges au Congrès se désolidarisent du patron pour ne pas se tirer une balle dans le pied. Mais, ça, ce sont les sondages et les grands titres qui le hurlent. Qu’en pensent les principaux concernés? Comment vont-ils?

Dans un territoire aussi vaste et bigarré, les Américains n’existent pas. Confondre les citoyens de l’Etat de Washington et ceux du Texas reviendrait à considérer que les Suisses et les Grecs partagent les mêmes préoccupations.

En sautant dans une jeep pour sillonner les Etats-Unis de Seattle (WA) à Austin (TX), watson a voulu délibérément sortir des grandes et lointaines analyses pour tenter de mieux comprendre l’état d’esprit d’une population qui a tendance à mesurer la santé de son pays en faisant son plein d’essence ou de victuailles.

Première constatation: les Américains sont à bout de nerfs. Qu’ils maudissent ou chérissent Donald Trump, les électeurs rencontrés sur les premiers kilomètres de notre road trip s’inquiètent pour leur pouvoir d’achat. En tête, le prix au gallon qui est passé de trois dollars en début d’année à parfois près de cinq dollars. Dans un pays où la bagnole est reine, on n’est pas loin du drame national. De nombreux automobilistes nous confient déjà ne «plus prendre la route si ce n’est pas complètement indispensable», surtout si c’est pour avaler un burger «qui lui aussi a augmenté».

Ils semblent aussi éreintés par le grand huit dans lequel les Etats-Unis sont lancés depuis plusieurs années et constatent, souvent à regret, qu’il devient impossible d’écouter une opinion contraire à la sienne, et ce, des deux côtés du spectre politique. Si les citoyens en ont gros sur la patate, c’est au niveau des responsabilités que ça diffère. Si les conservateurs sont persuadés que l’inflation est un lourd héritage de l’administration Biden, les démocrates chargent logiquement Donald Trump.

Quoi qu’il en soit, c’est au gourou MAGA que revient la gestion de cette crise économique, mais aussi de confiance, à quelques jours d’un scrutin qui pourrait bien changer le visage et la dynamique d’un pays risquant de se réveiller le 4 novembre au matin avec une majorité démocrate au Congrès et un président prêt à tout pour ne pas accepter sa défaite, quitte à faire sombrer son pays dans la violence. Nous serons d’ailleurs dans la foule lors de l’un de ses derniers meetings, le 27 octobre au nord du Texas, là où tout peut basculer.

Une chose est sûre, les âmes rencontrées sur ce début de route s’étonnent et s’enthousiasment à l’idée qu’un média étranger appuie sur le champignon pour leur tendre une oreille. Si les Américains se montrent tout à fait conscients que beaucoup les «regardent de travers», ils oublient parfois que les gesticulations de leur président influencent la planète bien au-delà de Walmart et de leurs frontières.

Donald Trump est photogénique, la preuve
1 / 80
Donald Trump est photogénique, la preuve
source: corbis news / view press
partager sur Facebookpartager sur X
La banlieue de Malibu menacée par les incendies
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Nicki Minaj porte-parole de Trump? La Maison-Blanche lance l'idée folle
Après les stades, Nicki Minaj pourrait-elle assurer le show derrière le pupitre de la Maison-Blanche en tant que nouvelle porte-parole? L'idée pourrait sembler dingue... si elle n'avait pas été lancée par le directeur de la communication de Donald Trump lui-même.
Certains jobs se décrochent à la sueur d'un entretien d'embauche. D'autres par une conversation à bord de l'avion présidentiel, Air Force One, et d'une blague lancée sur X. Nicki Minaj vient de tester une variante de la seconde formule.
L’article