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Sepp Blatter admet que «le choix du Qatar était une erreur»

Sepp Blatter admet que «le choix du Qatar était une erreur»

Sepp Blatter en 2010, lors de l'annonce de l'attribution de la Coupe du Monde, remportée par le Qatar.
Sepp Blatter en 2010, lors de l'annonce de l'attribution de la Coupe du Monde, remportée par le Qatar.Image: sda
La Coupe du monde, qui aura lieu du 20 novembre au 18 décembre, a fait couler beaucoup d'encre et suscité plusieurs appels au boycott.
08.11.2022, 05:5108.11.2022, 06:23

L'ex-président de la FIFA Sepp Blatter dit regretter le lieu sélectionné pour la Coupe du monde 2022. Le choix du Qatar, controversé pour des questions de droits humains et de climat, est à ses yeux «une erreur» en raison de la petitesse du pays.

«Le football et la Coupe du Monde sont trop grands pour cela. Il s'agissait d'un mauvais choix et j'en portais à l'époque la responsabilité en tant que président de la FIFA.»
Sepp Blatter, dans une interview publiée mardi par les titres alémaniques du groupe Tamedia.

A l'origine, le comité exécutif avait voulu attribuer la Coupe du monde 2018 à la Russie et celle de 2022 aux Etats-Unis:

«Cela aurait été un geste de paix si les deux adversaires politiques avaient organisé la Coupe du monde l'un après l'autre. Mais des voix importantes se sont ensuite reportées sur le Qatar.»
Sepp Blatter

Les ONG reprochent à l'Emirat de ne pas respecter les droits humains fondamentaux, notamment ceux des femmes. La situation des travailleurs émigrés a aussi été dépeinte à de nombreuses reprises comme lamentable.

Son acquittement

Le Haut-Valaisan est également revenu sur son acquittement en juillet dernier dans l'affaire du versement controversé de 2 millions de francs à l'ex-président de l'UEFA Michel Platini:

«Ce n'était pas un acquittement de seconde zone»

Le Ministère public de la Confédération a fait appel en octobre et demandé l'annulation totale du jugement de première instance. Le fait que la FIFA, partie plaignante dans l'affaire, n'ait pas fait recours n'est pas considéré comme un signe de paix par Sepp Blatter:

«Au contraire, Infantino (ndlr l'actuel président de la FIFA Gianni Infantino) m'évite»

L'octogénaire juge en outre l'appel du Parquet incompréhensible alors que «tout s'est déroulé de manière transparente»:

«Le tribunal a décidé que la somme de deux millions était une compensation admissible pour les services que Michel Platini avait rendus à la FIFA»

A ses yeux, si une enquête a été ouverte, c'est en raison de la rancoeur outre-Atlantique. «Les Américains, avec lesquels le Ministère public de la Confédération coopérait, étaient furieux parce que la Coupe du monde n'était pas allée à eux, mais au Qatar». Certes, cela n'a pas été étayé, a reconnu l'ex-patron de la FIFA, mais «l'histoire nous dira ce qu'il en était». (ats/jch)

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«Il s'est passé quelque chose de très important» entre le PS et LFI
Le politologue Bruno Cautrès, questionné sur les polémiques entourant les alliances ou non entre PS et LFI, insiste sur la culture de l'union de la gauche à l'échelon local en France. «Une logique présidentielle est en marche dans tous les partis», et cela se voit à Paris dans le camp de la droite, observe-t-il encore.
Ces dernières heures, la polémique enfle dans l'Hexagone à mesure que se nouent ou ne se nouent pas des alliances entre le Parti socialiste et la France insoumise en vue du second tour des municipales, dimanche 22 mars. Alliances à Toulouse et Limoges, pas d’alliances à Paris et Marseille, même si l’on a appris ce mardi en fin de matinée que le candidat LFI Sébastien Delogu se retirait du combat dans la cité phocéenne.

Comment interprétez-vous cette cacophonie apparente?
Bruno Cautrès: Dans cette période d’importantes tensions entre le PS et LFI, et malgré le fait que l’image de Jean-Luc Mélenchon, le leader insoumis, se soit détériorée dans l’opinion publique, on oublie un élément essentiel.
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