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Comment les nazis ont copié Disney

Adolf Hitler und Joseph Goebbels während einer Besichtigung der UFA-Studios in Babelsberg,1935.
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Hitler et Goebbels (à gauche) en 1935 lors d'une visite des studios de la UFA à Babelsberg.Image: Wikimedia/Bundesarchiv, Bild 183-1990-1002-500

Comment les nazis ont copié Disney

Cinéphile passionné, voire obsédé, Adolf Hitler a puisé dans ses dessins animés préférés pour sa propre propagande. Quand il ne les a pas tout simplement recopiés.
19.05.2024, 18:54
Daniel Huber
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«Mes sentiments à l'égard de l'Amérique sont pleins de haine et d'aversion; à moitié juifs, à moitié nègres et reposant tous sur le dollar.» C'est ainsi qu'Adolf Hitler, le Führer de l'Allemagne nationale-socialiste, décrivait sa relation avec les Etats-Unis. Il qualifiait la bourse de Wall Street à New York de «centrale de la juiverie mondiale» et les «capitalistes financiers juifs» aux Etats-Unis de «cancer».

Mais le regard d'Hitler sur la grande puissance d'outre-Atlantique n'était pas uniquement empreint de haine, du moins avant l'entrée en guerre des Etats-Unis fin 1941. Il admirait ainsi l'énorme potentiel de l'industrie américaine, notamment la production à la chaîne dans les usines automobiles Ford, ou les avancées technologiques comme la radio. Même les lois de Nuremberg, promulguées en 1935 et qui faisaient des Juifs des personnes de moindre droit, étaient en partie basées sur le modèle des lois «Jim Crow» racistes, qui servaient à discriminer les Noirs.

Et si Hitler méprisait la culture américaine, il avait néanmoins une prédilection pour les films Disney, qui étaient également diffusés en Allemagne à partir 1930. Pour Noël 1937, le ministre de la propagande Joseph Goebbels lui a offert plusieurs films de Mickey Mouse et a noté dans son journal:

«Il est ravi. Il est tout heureux de ce trésor qui, je l'espère, lui procurera beaucoup de joie et de détente»

Hitler, cinéphile obsessionnel

Le Führer était un cinéphile quasi-obsessionnel, et cela tourmentait parfois son entourage: au «Berghof» sur l'Obersalzberg bavarois, par exemple, il projetait des films pendant des heures presque tous les jours. L'adjudant-chef d'Hitler Julius Schaub s'en est plaint un jour au réalisateur Veit Harlan:

«Hier soir, j'ai dû en regarder trois – entendez bien: trois! – et ce matin, j'ai dû en regarder un autre. Et cela à jeun. Le Führer a une endurance indescriptible en la matière.»
Joseph Goebbels und Ewald von Demandowsky am 19. Januar 1938 im Ufa-Palast am Zoo in Berlin.
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bundesarchiv_Bild_183-1983-1014-501,_Berlin,_Veranstaltung_im_Ufa-P ...
Goebbels (devant, à gauche) en 1938 au Palais de la UFA au zoo de Berlin.Image: Wikimedia/Bundesarchiv, Bild 183-1983-1014-501

Selon Albert Speer, architecte nazi et plus tard ministre de l'armement faisant partie du cercle intime de Hitler, celui-ci avait une préférence pour les films inoffensifs de divertissement, d'amour et de société. Parmi ses films préférés, on peut citer King Kong et la femme blanche (1933), Blanche-Neige et les sept nains (1937) ou Autant en emporte le vent (1939). Il s'est procuré ce classique, qui n'est sorti dans les salles qu'après le début de la guerre, via l'ambassade de Suède neutre, comme d'autres films des Etats-Unis. Le peuple est resté les mains vides: à partir de septembre 1940, les films américains n'avaient plus le droit d'être projetés en Allemagne.

Chose curieuse: malgré son antisémitisme fanatique, Hitler n'était pas dérangé par le fait que de nombreux films hollywoodiens avaient été produits par des producteurs juifs, comme par exemple David O. Selznick. Il ne dédaignait pas non plus les films dans lesquels figuraient des acteurs ou des actrices juifs, comme le film de Laurel et Hardy Swiss Miss (Les montagnards sont là, 1938), dans lequel jouait Grete Natzler.

(Eingeschränkte Rechte für bestimmte redaktionelle Kunden in Deutschland. Limited rights for specific editorial clients in Germany.) Goebbels, Joseph (*29.10.1897-01.05.1945+) , Politiker, NSDAP, D, - ...
Goebbels (à gauche) au cinéma. Le ministre de la Propagande était, comme Hitler, un fan de Disney.Image: Getty

Une passion cachée

Face à la base nazie, Hitler cachait bien sa fascination pour les films Disney. Le personnage populaire de Mickey Mouse, encore très anarchiste dans les premières années suivant sa création en 1928, était plutôt considéré comme étant la manifestation d'une culture prétendument inférieure. Avant même l'arrivée des nazis au pouvoir, le journal du NSDAP Die Diktatur (La Dictature) écrivait en 1931:

«Blonde et libre d'esprit, la jeunesse urbaine allemande est à la botte du Juif de la finance. Dehors la vermine! Débarrassez-vous de Mickey Mouse, plantez des croix gammées!»

Le public allemand n'a cependant plus pu voir de nouvelles productions Disney à partir de 1935, moins pour des raisons idéologiques qu'en raison du manque notoire de devises de l'Etat nazi. Mais après la crise des Sudètes en octobre 1938 et la nuit de Cristal de la même année, il était de toute façon devenu de plus en plus difficile pour Disney de justifier la distribution de ses films dans le Troisième Reich.

Blanche-Neige, le grand modèle

C'était le cas lorsque Disney a produit son premier long métrage d'animation, Blanche-Neige et les sept nains. Sa version doublée en allemand a été produite à Amsterdam sous la direction du réalisateur juif Kurt Gerron qui avait fui l'Allemagne et qui fut assassiné plus tard à Auschwitz. Le ministère de la propagande a tout de même réussi à acquérir une copie unique de la part du frère de Walt Disney, Roy, lorsque celui-ci à visité l'Allemagne en 1938. Plusieurs sociétés allemandes ont tenté d'acheter le film pour une sortie en salle en Allemagne, mais leurs efforts ont néanmoins définitivement échoué début 1939 grâce aux activités de la Ligue antinazie de Hollywood.

SCHNEEWITTCHEN UND DIE SIEBEN ZWERGE / Snow White and the Seven Dwarfs USA 1937 / 1937 Copyright: KPA UnitedArchives00661152
Blanche-Neige et les sept nains est le premier long métrage d'animation de Disney.Image: Imago

Blanche-Neige et les sept nains posa des jalons commerciaux et surtout artistiques, et son succès impressionna le ministre de la propagande Goebbels, qui était, comme Hitler, un fan de Disney. Goebbels rêvait de produire des dessins animés d'une qualité comparable dans le Troisième Reich. En 1941, sous le protectorat du ministère de la propagande, une société de production de dessins animés fut donc créée à Berlin-Dahlem, la Deutsche Zeichenfilm GmbH. Cette dernière était une filiale de l'Universum Film AG (UFA), la société de production cinématographique de propagande.

Premiers films d'animation allemands

Contrairement aux Etats-Unis, la culture de la bande dessinée n'était pas très développée en Allemagne. Les bandes dessinées américains ont servi de base à de nombreux dessins animés, et dans les années 30, les dessins animés allemands ne pouvaient en aucun cas rivaliser avec la concurrence américaine. Néanmoins, des dessins animés ont été produits très tôt en Allemagne, comme Der Zahnteufel (Le diable des dents) en 1915, un court film publicitaire en noir et blanc pour la marque de dentifrice Pebeco.

Le producteur de ce dernier, Julius Pinschewer, un pionnier du film publicitaire, a d'ailleurs émigré en Suisse en 1933, où il a fondé le «Pinschewer Film-Atelier». Il est l'un des nombreux exemples de cinéastes juifs qui ne pouvaient pas exercer leur métier dans l'Allemagne nazie. Cette saignée créative a estropié le cinéma allemand après 1933.

Plusieurs autres dessins animés ont été produits sous le régime nazi, même avant la formation de la Deutsche Zeichenfilm GmbH, comme Die Schlacht um Miggershausen (La bataille pour Miggerhausen) de Georg Woelz en 1937. Ce court métrage faisait partie d'une campagne du ministère de la Propagande visant à faire accepter aux Allemands le «récepteur du peuple» – un poste de radio, très important pour la diffusion de la propagande nazie.

Toujours avant la création de la Deutsche Zeichenfilm GmbH, Hans Held a dessiné et produit en 1940 le court-métrage de propagande Der Störenfried (Le trouble-fête). Dessinateur publicitaire par formation, Held dirigea pendant la guerre le département dessins animés de la Bavaria Film qui, à part Störenfried, ne produisit que des films de divertissement apolitiques, par exemple en 1944 Abenteuer des Freiherrn von Münchhausen – eine Winterreise (L'aventure du baron Münchhausen – un voyage hivernal).

La concurrence de Disney

Störenfried, dont le titre provisoire était «Einigkeit macht stark» (L'union fait la force), était présenté au cinéma avant les actualités et servait à la propagande de guerre; c'est le seul film d'animation ouvertement militariste produit en Allemagne pendant la guerre. Il décrit le combat d'animaux de la forêt contre un renard. Les hérissons portent des uniformes à pointes et des casques de la Wehrmacht, et les guêpes font des bruits de Stukas lors de leur piqué en formation de la Luftwaffe.

Pendant une courte période, Der Störenfried suscita le mécontentement de certains dignitaires nazis: ils craignaient que la couleur brune du méchant renard donne naissance à des associations désagréables avec les chemises brunes des SA nazis. Le chef de la Luftwaffe, Hermann Göring, qualifia ces craintes de «foutaises», et le film retrouva rapidement sa popularité.

Goebbels avait de grands projets pour la Deutsche Zeichenfilm GmbH. Il voulait qu'elle produise jusqu'en 1947 le premier long métrage d'animation allemand en couleur et qu'à long terme, elle concurrence Disney. Pour ce faire, le ministre de la propagande a réuni une vaste équipe de dessinateurs qui ont été formés au sein de l'entreprise et qui devaient passer au crible tous les films Disney à succès.

Ainsi, ils ont dû copier Blanche-Neige et les sept nains image par image. De plus, la société d'animation recruta des esprits créatifs France, aux Pays-Bas et même en Russie. Tout cela devait compenser l'énorme avance de l'industrie américaine du dessin animé. Le nombre d'employés – une cinquantaine au début – ne cessa d'augmenter au fil du temps, passant de 72 en 1942 à 263 l'année suivante.

“Walt Disney wird studiert, seziert, analysiert, mikros-kopiert.” Innensichten der Deutschen Zeichenfilm GmbH, entworfen und zum Bilderalbum arrangiert von Gerhard Fieber, etwa 1943/44.
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«Walt Disney est étudié, disséqué, analysé, microscopié». Apperçus de la Deutsche Zeichenfilm GmbH, conçues et arrangées en album d'images par Gerhard Fieber, vers 1943/44.Image: DIAF/Sammlung J. P. Storm

Plusieurs millions de Reichsmark ont été injectés dans l'entreprise, considérée comme importante pour la guerre. Karl Neumann, un membre du parti national-socialiste, a été nommé à sa tête malgré le fait qu'il était quelque peu étranger à la branche – il avait auparavant travaillé dans différentes usines de viande. Le dramaturge en chef Frank Leberecht n'avait pas non plus d'expérience dans le domaine du film d'animation, seul le directeur technique Werner Kruse était du métier. Neumann ne se faisait pas d'illusions sur les difficultés de sa tâche. Dans un rapport, il a écrit:

«Si l'on considère que Disney a travaillé pendant deux ans avec 500 collaborateurs sur le film ‹Blanche-Neige›, après les avoir formés et entraînés pendant 15 ans à la production de courts métrages, il est clair qu'il faudra beaucoup de temps avant que des longs métrages d'animation puissent être produits en Allemagne.»
Karl Neumann

Deux ans de travail pour 17 minutes de film

Les débuts sont difficiles: le premier projet de la société, l'adaptation cinématographique de Maya l'abeille de Waldemar Bonsel, échoua. Deutsche Zeichenfilm GmbH a certes réussi à obtenir les droits cinématographiques, mais le film n'a pas pu être réalisé. De même, le projet de produire un film d'animation sur l'esprit de la montagne Rübezahl n'a pas dépassé le stade initial. Le projet, repris par la société des films sonores Tobis, a été abandonné. Le dramaturge en chef Leberecht a donc opté de miser sur «l'histoire du petit canari qui volait vers la liberté».

Hansi est un canari qui s'échappe de sa cage pour trouver la liberté, et qui se rend rapidement compte que celle-ci est dangereuse. De plus, l'hirondelle pomponnée dont il s'éprend a déjà un partenaire. Finalement, il revient, repentant, dans le confort de sa cage, où il trouve une modeste femelle canari – une partenaire qui appartient à sa propre espèce...

Gerhard Fieber était à la tête des cinq groupes de travail qui ont produit ce film, reprenant sans vergogne des scènes et des plans du film de Disney Blanche-Neige et les sept nains. Au bout de deux ans, le film d'animation de 17 minutes était terminé. Le film, désormais intitulé Armer Hansi (Pauvre Hansi), fut présenté en novembre 1943 à la «Reichswoche für den deutschen Kulturfilm» à Munich. L'année suivante, il fut projeté en première partie de la comédie Die Feuerzangenbowle (Ce diable de garçon).

Les dessinateurs Manfred Schmidt et Erich Ohser, le créateur des bandes dessinées Père et fils, ont participé à la réalisation du film. Ohser a été dénoncé en 1944 pour avoir tenu des propos hostiles au nazisme et s'est suicidé en prison. Schmidt a eu plus de chance: il est devenu connu plus tard pour avoir créé le personnage de bande dessinée Nick Knatterton. La musique du film a été composée par Oskar Sala. Lui aussi est devenu célèbre après la guerre – c'est lui qui a composé la musique du film classique d'Alfred Hitchcock Les oiseaux (1963).

L'impossible concurrence

Le contenu de Armer Hansi était plutôt simple et ne pouvait pas rivaliser avec les productions Disney. Goebbels a noté dans son journal:

«Le premier film de dessins animés [...] présente certes encore de très nombreuses faiblesses, mais c'est tout de même un bon début»

L'historien du cinéma Rolf Giesen estime que le manque de liberté artistique a causé la faiblesse du contenu. De plus, le plan quinquennal imposé a fait que les efforts étaient dispersés. De plus, en raison des difficultés liées à la guerre, la production a dû être en partie déplacée de Berlin à Munich et à Vienne.

En 1944, Heinrich Roellenbleg, l'ancien directeur du Kriegswochenschau, la revue hebdomadaire allemande, n'a pas mâché ses mots quand il s'est exprimé au sujet de la qualité du film produit par la Deutsche Zeichenfilm GmbH:

«A côté de Monsieur Neumann, qui, à mes yeux, a fait ses preuves en matière d'organisation pure, de mise en place de l'appareil de production et de l'atelier d'apprentissage, il manque à la direction de l'entreprise une personnalité productive et énergique, dotée d'une sensibilité artistique et orientée vers le film de d'animation. Les différents responsables d'atelier de la Deutsche Zeichenfilm GmbH ne disposent manifestement pas de la manière souveraine et de la supériorité intellectuelle nécessaires pour créer un sujet de manière autonome. Ils n'ont pas d'idées créatives. Ils sont certes compétents dans leur métier, mais la plupart d'entre eux ne sont que des dessinateurs qui exécutent des ordres ou des responsables d'ateliers d'exécution. La plupart d'entre eux n'ont ni la capacité d'évaluer objectivement la qualité du projet, ni l'instinct artistique pour savoir dans quelle direction diriger un sujet».
Heinrich Roellenbleg.

Le bilan de l'entreprise était globalement désastreux: tous les projets de films, à l'exception du court-métrage Armer Hansi, ont été abandonnés – certains n'ont jamais dépassé la phase initiale. Malgré d'énormes investissements personnels et financiers, Goebbels n'a jamais atteint son objectif de réaliser un film d'animation de longue durée.

Le «Walt Disney allemand»

Face à cet échec, Goebbels, qui voulait à l'origine faire produire 50 films par an, encouragea la concurrence. Le petit studio de Hans Fischerkoesen – surnommé le «Walt Disney allemand» – se révéla particulièrement productif. De 1942 à 1944, Fischerkoesen dessina pas moins de trois courts-métrages: Verwitterte Melodie (Mélodie brouillée) (1942/43), Der Schneemann (Le bonhomme de neige) (1944) et Das dumme Gänslein (L'oie stupide) (1944).

D'autres courts métrages ont été produits dans les pays occupés par l'Allemagne. Le département des films de dessins de la Prag-Film AG a entre autres produit à Prague le film Hochzeit im Korallenmeer (Marriage dans la mer de corail); aux Pays-Bas, une adaptation du livre antisémite Van den vos Reynaerde (Au sujet du renard Reynaerde), publié en 1941 par Robert van Genechten, membre du parti nazi néerlandais NSB, fut réalisée en 1943. Cette œuvre était elle-même basée sur l'épopée animale médiévale du même nom.

L'idéologie nazie n'apparaît pas ouvertement dans les dessins animés allemands, comme l'explique le spécialiste du cinéma Giesen:

«Alors que les Américains – y compris Disney – faisaient de vrais bons films de propagande contre les Allemands, les films allemands n'étaient que des films de forêt et de prairie.»

En effet, du côté nazi on ne trouve rien qui puisse être comparé, même de loin, aux films de propagande de Disney comme Der Fuehrer's Face (Le visage du Führer) ou Education for Death (Education à la mort)(tous deux de 1943).

Comparé à ces deux productions, le film d'animation en noir et blanc Nimbus Libéré, sorti en 1944 dans la France occupée de Vichy, est d'une qualité nettement inférieure. Ce film de propagande du réalisateur Raymond Jeannin utilise un langage visuel explicitement antisémite, contrairement aux dessins animés produits en Allemagne. Le court métrage met en scène des personnages de bande dessinée américains tels que Mickey Mouse, Donald Duck, Dingo ou Popeye en tant que pilotes de bombardier bombardant la France et tuant des civils innocents.

Après l'invasion de la Normandie en juin 1944, alors que la situation de la guerre devenait de plus en plus désespérée, le ministère de la propagande a réduit la production de dessins animés dans le Troisième Reich. Le 29 juillet de la même année, la Deutsche Zeichenfilm GmbH cessa ses activités; la main-d'œuvre fut employée dans les usines d'armement et les locaux furent utilisés pour la fabrication d'armes. Le rêve d'un film Disney allemand s'était évanoui.

Traduit et adapté de l'allemand par Léa Krejci

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Des photos vintage de passages piétons en Suisse:
«Oups, c'était limite!» - Photo prise en mai 1957 à Zurich, où un homme est presque renversé par une voiture.
source: photopress-archiv / bischof
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